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2. On le crut plus tard. Mêla (III, 90) dit qu'on s'est demandé si l'Afrique est entourée par la mer et il ajoute : « Verum et Hanno Carthaginiensis exploralum missus a suis... » Conf. Pline, V, 8 : « Hannonis,... explorare ambitum Africae inssi ».
■3. Opinion de M. Fischer, p. .39 et suiv. Il pense que le grand golfe qu'Hannon atteignit ensuite est tout ensemble la baie du Lévrier et la baie d'Arguin. Contra : Illing, p. 30-31.
4 Opinion de M. lUing, p. 31-33 (conf. Entz, p. 41 ; c'était déjà l'avis de Bougainville). Le golfe serait celui qui s'étend au delà de la presqu'île, jusqu'à l'île de Sherbro. — Mer (p. 43) place les montagnes d'Hannon plus loin encore, au cap des Palmes.
-D. Il y a environ 1000 kilomètres de la Saguia el Hamra au cap Blanc, et 2 600 de la Saguia à Sierra-Leone.
plutôt au cap Verts ainsi nommé à cause de sa végétation ^ Ce promontoire, long à doubler, car il s'avance en une saillie très accusée, extrémité occidentale du continent africain, offre
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deux collines arrondies, les « Mamelles », qui n'atteignent, il est vrai, qu'une hauteur médiocre. Mais l'expression « montagnes élevées » peut se justifier, dans une certaine mesure, par le contraste qu'elles forment avec les côtes plates qui les précèdent : elles sont visibles à une distance de plus de 30 kilo-
1. Opinion la plus répandue : Mùller, Geogr., n. à p. 9, et édition de Ptolémée, n. il p. 733; Vivien, p. 387; Bunbury, p. 325; Meltzer, p. 244; Trêve, p. 44; Kan; etc. Contra : Mer, p. 145-6; Illing, p. 30. — Entre la Saguia et le cap VtTt, on peut compter 1 700 kilomètres; Hannon aurait fait une moyenne de 140 kilomètres par jour. Il était aidé par un fort courant qui longe la côte.
2. Qui est actuellement très peu imposante, il faut l'avouer.
mètres ^ Le grand golfe serait le vaste estuaire de la Gambie'.
Les feux que les Carthaginois virent s'élever la nuit étaient sans doute des foyers allumés par les indigènes pour écarter les bêtes fauves de leurs demeures et de leurs troupeaux ^
c< XIV. Après avoir fait provision d'eau, nous continuâmes notre navigation le long de la terre, pendant cinq jours, au bout desquels nous arrivâmes à un grand golfe, que les interprètes nous dirent s'appeler la Corne de l'Occident^. Dans ce golfe se trouvait une grande île et, dans l'île, une lagune^, qui renfermait une autre île. Y étant descendus, nous ne vîmes, le jour, qu'une forêt; mais, la nuit, beaucoup de feux nous apparurent et nous entendîmes des sons de flûtes, un vacarme de cymbales et de tambourins et un très grand bruit. La peur nous prit et les devins nous ordonnèrent de quitter l'île. »
Quoique l'expression 'E<nzioo'j Képaç ait été employée par des anciens pour désigner un cap ^ les termes dont notre texte se sert prouvent que, par le mot xipaç, corne, il faut entendie un golfe'. Le nom de Corne de l'Occident peut indiquer qu'il faisait face à l'Ouest. On a pensé à l'estuaire du Rio Geba, que précèdent les îles Bissagos^ Une de ces îles, Orango (Harang). est creusée au Sud d'une baie, au milieu de laquelle il y a une
1. De Kerhallet, Manuel de la navigation à la côte occidentale d Afrique, 2" édil., I. p. 328.
2. Millier, II. ce. Vivien, p. 388. Mellzcr, p. 244. Trêve, p. 45.
' 3. Comme l'a compris Montesquieu, Esprit des lois, XXI, il. Conf. lllin^ p. 32.
4. etç [;.£yav y.o),7tov, ov eçaffav ol ip(j,r|Vc'î; y.x'/.tï'jbixi 'Eanipo-j K;pa;.