Illing, p. 36 et
3. III, 94 : « Mons altus, ut Graeci vocant Theon Ochema, perpetuis ignibus flagrat. »
4. VI, 197 : « Mons excelsus aeternis ardet ignibus, Theon Ochema dictus a Graecis! » II, 2.38 : « ... maximo tamen ardet incendio Theon Ochema dictum Aethiopum iugum torrentesque solis ardoribus (lammas egerit. »
5. Montesquieu (Esprit des lois, XXI, 11) exagère cependant quand il dit : « Hannon nous décrit un volcan avec tous les phénomènes que fait voir aujourd'hui le Vésuve. »
6. La mention d'une montagne africaine appelée, d'après le Périple, Theon Ochema se retrouve, non seulement dans Mêla et P^iue, mais aussi dans Ptolémée {IV, 6. 3 et 6).
500 COLONISATION PHENICIENNE, EMPIP.E DE l'ARTHAGE.
qu'il aurait été au Sud le terme atteint par des navigateurs antérieurs.
I.,e Char des dieux a été identifié avec le Kakoulima*. pic conique ■. haut d'un millier de mètres et très visible du large ^ situé dans la Guinée française, en arrière de Conakry. Cette montagne, que les indigènes regardent comme sainte*, est très probablement un volcan ^ Mais, si Hannon a vraiment voulu dire que, pendant quatre nuits consécutives, la flamme du Char des dieux se montra aux Carthaginois qui avançaient toujours*^, il faut penser à une montagne beaucoup plus élevée. Au fond du golfe de Guinée, sur la baie de Biafra. le pic de Cameroun atteint plus de 4 000 mètres; par un temps clair, il ■< peut se voir à près de quarante lieues de distance \ C'est un volcan- : après une période de repos qui n'a peut-être pas été très longue, il a eu une éruption en avril 1909 ^ Le nom de Mongo ma Loba que lui donnent les indigènes signifie la iMontagne des dieux ^ « Naguère, dit E. Reclus*", avant que les blancs eussent escaladé le pic. les noirs n'osaient même
1. opinion de Rennell, l. c, p. 733-5; Millier, Geogr., n. à p. 13, et édit. de Ptolémée, n. à p. 734; Vivien, p. 394; Bunbury, p. 32G; Meltzer, p. 245; Gôbel, p. 53; Trêve, p. 39-40 (qui admet aussi la possibilité d'une identification avec les montagnes de Sierra-Leone) ; Kan; etc. Avelot (Bull, de géographie historique, 1908, p. 40) pense à un volcan disparu, « dont les îles de Los représentent sans doute le dernier vestige ». Pour d'autres identifications, voir Fischer, p. 58, n. 4. Fischer (p. 62-63) place le Theon Ochema au cap Mesurado (près de Monrovia, cùte de Libéria), qui n'a que 73 mètres de hauteur et en arrière duquel s'élèvent des collines dont l'altitude ne dépasse pas 335 mètres. Th. Reinach (Revue des études grecques, VI, 1893, p. 305) incline à croire que le Char des dieux est le cap Vert : hypothèse également inadmissible.