Celle de la Corne de l'Occident
5. Plin,e (VI, 200) place les Gorgades insulae en face du promontoire appelé Hespera Ceras et il ajoute : « Gorgonum quondam domus, bidui navigaiione distantes a continente, ut tradit Xenophon Lampsacenus. Penetravit in eas Hanno, etc. » Cette indication d'une distance de deux jours entre les îles et le continent n'a certainement pas été prise dans un exemplaire du Périple plus complet que le nôtre, car la double île d'Hannon devait être tout près de la terre ^« dans l'enfoncement » d'un golfe).
6. yjvaty.îr, oaiTîïa'. toÎ; atôu.ao'iv Sç o'. £p;j.r|V£e; Ixi'/.o-jy ropiXy.a;.
7. Le manuscrit donne : y.pr,[jLvo6aTai ovre: y.al -oï; iitzplo'.ç à^fjvôijiEvoi. Ms^piot; ■Qst évidemment un mot altéré. Gesner a corrigé Tr^'ipotç (pierres; conf. au § 9). Mais l'article to?; avant t-.étpo'.ç ne se justifie guère. Illing (p. 47) propose la correction Tr-rspoT;, avec le sens de flèches. Mais il n'est pas admissible que, dans un texte en prose, on ait donné cette signification au mot TïTspôv (aile, plume). Daebritz (dans la Bcal-Encyclopddie de Wissowa, s. v. Hanno, col. 2361) propose o'.TToïç u.ixpoï; (de petites flèches). La correction la moins critiquable est peut-être celle d'Osann {Zeitschrift fur die Altherthumswissenicliaft, 1855,
de trois femmes. Mordant et égratignant ceux qui les entraînaient, elles ne voulaient pas les suivre. Nous les tuâmes et nous enlevâmes leur peau, que nous apportâmes à Carthage. Car nous ne naviguâmes pas plus avant, faute de vivres. »
Le Périple, — du moins le texte qui nous est parvenu, — ne donne aucune indication de direction pour la fin du voyage, depuis les montagnes boisées, doublées en deux jours. Il ne marque pas non plus le temps qu'Hannon mit à longer la contrée embrasée, pleine de parfums : il semble bien en effet que les quatre journées mentionnées au § XVI se rapportent à un parcours effectué au delà de cette contrée*. Peut-être y a-til une lacune entre les §§ XV et XVI ^
Avec Pomponius Méla^ et Pline ^ il faut évidemment reconnaître un volcan ^ dans la très haute montagne appelée le Char des dieux ^ A trois journées de là, Hannon arriva au golfe dit Corne du Sud, qu'il ne dépassa pas. Ce nom, qui, comme celui de la Corne de l'Occident, a pu être indiqué par les interprètes, avait été peut-être donné au golfe parce qu'il s'ouvrait vers le Midi; à moins qu'on ne suppose qu'il se soit appelé ainsi parce
p. 548) : Toïç (xîTEojpot; (ils étaient bons grimpeurs et trouvaient un refuge dans les hauteurs).
1. Quoi qu'en pensent Mûller {Geogr., n. à p. il) et Vivien (p. 396). Voir Fischer, p. 58; IlHng, p. .36. — Pline (VI, 197) dit que le Char des dieux (Theon Ocliema) est éloigné de quatre jours du promontoire appelé Hcsperu Ceras, mais il copie un auteur qui a emprunté quelques noms à Hannon pour s'en servir à sa guise. Ailleurs (V, 10), il indique, d'après Polybe ou Agrippa, dix jours et dix nuits de navigation entre le Thcon Ochema et un promuntariuni Hesperium. Ces textes ne peuvent pas être utilisés pour l'explication du Périple : conf. Millier, Oeogr. n. à p. 11; Gôbel, p. 47-48; Fischer, p. 47-48.