‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 445 sur 468 · IV · texte numérisé non relu

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4. Cela a été, il est vrai, très contesté : voir, entre autres, Sieglin, aans Archdologischer Anzeiger, 1910, p. 52-3-7. Avec MM. Maspero, E. Meyer, etc., je serais disposé à croire à ce périple.

5. Voir la description de Scylax, § 112 {Geogr. gr. min., I, p. 94). Ajoutons que cette côte est très poissonneuse : ce qui fit peut-être de Cerné un centre de pêche. A la fin du u" siècle avant J.-C, les Gaditains allaient pêcher dans les parages du fleuve Lixos (oued Draa) et même au delà : Strabon, II, 3, 4.

6. Scylax (§ 112) prétend cependant qu'il n'est pas possible de naviguer au delà de Cerné, à cause, dit-il, des hauts-fonds, des boues et des algues. Dans la deuxième moitié du ii* siècle, Cœlius Anlipater disait qu'il avait vu un commerçant (sans doute un Gaditain), qui avait navigué d'Espagne on Ethiopie (Pline, II, 169 : « vidisse se qui navigasset ex Hispauia in Aethopiam commen-ii gralia »).

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510 COLONISATION PHENICIENNE, EMPIRE DE GARTHAGE.

Il nous reste à essayer de fixer la date des expéditions d'Hannon et d'Himilcon : question sur laquelle les avis diffèrent beaucoup ^

Pline affirme qu'elles furent contemporaines, ce qui ne veut sans doute pas dire qu'elles furent accomplies dans le cours de la même année; il est peu probable que deux entreprises aussi importantes aient été menées-'de front. Selon cet auteur, elles furent faites à l'époque de la plus grande puissance de Cartilage- : termes vagues^ qui conviennent à une période d'environ deux cent cinquante ans, depuis le milieu du vr siècle jusque vers la fin du iv^^.

Le Périple du Pseudo-Scylax, composé au milieu du iv^ siècle, mentionne Thymatéria, une des colonies d'Hannon. H donne des détails sur le trafic que les Phéniciens faisaient avec les Éthiopiens voisins de Cerné, où ces marchands venaient s'installer"; il s'agit d'un commerce actif, régulier, qui ne put se

1. Vers .570 : Vivien, p. 331 (après Bougainvilie). Vers .510 : Osann, Zeitschrift fur die AUerthumswissenschaft, 1855, p. .539 (après Kluge : conf. apud Millier, Geogr., p. xxi). Vers 500 : Forbiger, Handbuch der alten Géographie, I, p. 65, n. 99: Eatz, p. 1 ; Jullian, Histoire de la Gaule, I, p. 385, n. 6. Entre 480 et 4.50 : Meltzer, p. 238. Vers 470-460 : MOller, Geogr., p. xxi. Vers 465 : Sieglin, Verhandl. des Geogr. -Kong r esses zu Berlin, p. 8.52. Entre 466 et 4.50 : Fischer, p. 91. Vers le milieu du v» siècle : E. Meyer, Geschichte, III, p. 679. Entre le milieu du même siècle et le milieu du iv* : lUing, p. 8. Au début du iV : Gôbel, p. 8. Dans la première moitié du iv' : Unger, Rheinisches Muséum, XXXVIII, 1883, p. 183. Etc. : conf. Entz, p. 1, n. 1 ; Fischer, p. 80-81.

2. II, 169 : « Cartliaginis potentia florente ». V, 8 : « Punicis rébus florentissimis ».

3. Comme l'observe Meltzer (I, p. 231), ces termes semblent indiquer que Pline ne. savait pas lui-même exactement la date des deux expéditions.

4. La puissance de Carthage resta très grande après le désastre d'Himère, survenu en 480.

5. § 112. Ce paragraphe, qui décrit la cote africaine au delà des Colonnes, contient des indications plus détaillées que le reste du Périple: il a dû être emprunté à une source particulière. Rien ne prouve cependant, comme Ta soutenu Millier [Geogr., p. xLii), qu'il ait été ajouté au Périple longtemps après la composition de cet ouvrage : voir Vivien, p. 327; Gôbel, p. 12 et suiv.: Fischer, p. 111.

développer qu'après la prise de possession de l'île par Hannon. A la même époque, Ephore parlait dans son histoire d'une autre colonie d'Hannon, le Mur Carien. Ces deux auteurs ontils consulté, comme on l'a cru', une relation d'Euthymène. de Marseille, qui visita la côte africaine de l'Océan^? Nous l'ignorons; nous ne savons même pas quand Euthj^mène a vécu^ Les indications de Scylax et d'Ephore attestent seulement que l'expédition d'Hannon date, au plus tard, de la première moitié du iv'' siècle.

D'autre part, on a voulu trouver dans un récit d'Hérodote* la preuve qu'elle eut lieu après 470, Ce fut vers cette date^ que le Perse Sataspès reçut de Xerxès l'ordre de faire le tour de l'Afrique.

« Sataspès, dit l'historien, fut condamné au pal par le roi Xerxès, pour avoir violé la fille de Zopyre.... Sa mère, sœur de Darius, demanda qu'au lieu de subir ce supplice, il fût frappé d'une peine qu'elle prétendait être plus grave encore : il devrait faire par mer le tour de la Libye, en revenant par le golfe Arabique. Xerxès y consentit et Sataspès se rendit en Egypte, où il prit un navire et des marins du pays. Il navigua vers les Colonnes d'Héraclès; puis, les ayant franchies et ayant doublé

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