XIX, 2, 1. Voir plus haut, p. 420, n
3. Heeren, de la Politique et du commerce des peuples de Vantiquité, trad. française, IV, p. 384. Millier, Geogr., p. xxi-xxii. Schâfer, Rheinisches Muséum, XV, ISfiO, p. 399. Mullenhoiï, Deutsche Altertumskunde, I, p. 112. Meltzer, p. 238. Fischer, p. 91-92. Sieglin, l. c, p. 852. E. Meyer, Geschichte, III, p. 679. — M. Uling (p. 8) hésite à admettre que des hommes dirigeant la politique de Carthage aient consenti à s'éloigner si longtemps de la capitale. Mais Justin nous dit que l'État fut alors gouverné par toute une famille, les trois flls d'Asdrubal et les trois lils d'Hamilcar. L'abseaee d'un ou de deux des Magonides n'était pas de nature à compromettre leur suprématie : du moins, ils pouvaient le croire.
4. Celte hypothèse serait rendue plus vraisemblable si l'on pouvait attribuer à l'Hannon mentionné par Dion Chrysostome à la fois la conquête d'un territoire en Afrique et l'expédition sur l'Océan : v. supra, p. 422 (n. 1) et 463 (n. 5). — On a proposé aussi d'identifier avec l'Hannon du Périple un Hannon qui aurait été exilé par les Carthaginois pour une cause futile : Plutarque, Praecepta gerendae reipublicae, III, 9 (Moralia, édit. Didot. II. p. 976); Pline, VIII, 55; écho déformé dans Maxime de Tyr, Dissert., II, 3 (édit. Didot, p. 5). Voir à ce sujet Schiifer, l. c: Meltzer, p. 228 et 504; Gutschmid, Kleine Schriften, II, p. 84; E. Meyer, III, p. 689; contra : Fischer, p. 104.
5. Dans le second tiers du iv° siècle, un Hannon « le Grand » fut le personnage le dus important de Carthage (voir plus haut, p. 466). Quand il tenta par
518 COLONISATION PHÉNIÇIEiNNE, EMPIRE DE CARTHAGE.
cette hypothèse ' en alléguant un passage de l'abréviateur de Trogue-Pompée. Comme la famille de Magon. dit Justin ^ disposant à la fois du gouvernement et de la justice, pesait lourdement sur la liberté publique, on institua cent juges, pris parmi les sénateurs : tribunal auquel les généraux devaient rendre compte de leurs actions. Il s'agit d'un événement qui se passa vers 450. Le texte que nous venons de citer contient, selon M. Fischer, une allusion aux rapports qui auraient été exigés d'Hannon et d'Himilcon, à leur retour, et dont l'un, celui d'Hannon. nous serait parvenu. Mais les redditions de comptes dont parle Justin concernaient des faits de guerre et, pour servir de justifications à la conduite militaire comme à la gestion financière des chefs d'armée, elles devaient être rédigées tout autrement que l'inscription commémorative placée par Hannon dans un temple.
La relation d'Himilcon semble avoir été peu connue des anciens ^ La renommée du Carthaginois fut sans doute éclipsée par celle de Pythéas de Marseille, qui, à l'époque des conquêtes d'Alexandre^ s'avança beaucoup plus loin vers le Nord, dont l'exemple d'ailleurs ne fut pas suivi et dont la véracité fut contestée \ Nous retrouvons, au contraire, d'assez nombreux souvenirs du Périple d Hannon dans les littératures grecque et latine. Nous ne croyons pas cependant qu'il ait eu beaucoup
une révolte ouverte de détruire la constitution, il appela à son aide le roi des Maures (Justin, XXI, 4, 7), c'est-à-dire le souverain d'un pays dans lequel l'Hannon du Périple avait fondé des colonies.
2. XIX, 2, .5-6 : « Dein, cum familia tanta imperatorum gravis libcrae civitali «sset, omniaque ipsi agerent simul et iudicarent, céntum ex numéro senatorum indices deliguntur, qui reversis a bello ducibus rationera rerum gestarum exigèrent, ut hoc metu ita in bello imperia cogitarent, ut domi iudicia legesque rcspicerent. »
3. Il n'y a pas de bonnes raisons pour faire dériver d'Himilcon diverses indi cations relatives aux obstacles qui s'opposent à la navigation sur l'Océan . algues, calmes, hauts-fonds très étendus, monstres marins. Vers 409, Pindarc (Xcméennes, III, 23-24) parle déjà de la mer inabordable qui s'étend au d îlà des Colonnes d'Héraclès, de ses hauts-fonds et de ses animaux monstrueux.