L'Afrique du Nord ou Berbérie; ses limites
IL Régions naturelles du Maroc, 2. — Le Rif, 2. — Couloir de Taza, 3. — Le Haut-Atlas, le Moyen-Atlas, l'Anti-Atlas, 3. — Le plateau subatlantique, 3-4. — Le Sous, 4. — Les oa^s du Sud du Maroc, 5.
m. L'Algérie, 5. — Le Tell, 5-6. — Plaines basses voisines du littoral, 6-7. — Le Dahra, 7. — La grande Kabylie, 7. — Massifs côtiers de la province de Gonstantine, 8. — Plaines intérieures du Tell oranais, 8. — Haut pays au Sud de ces plaines, 8-9. — Vallée du Ghélif, 9-10. — Massif de l'Ouarsenis, 10. — Plateau de Tiaret, 10. — Plateau de Médéa, 10. — Plaines des Béni Slimane, des Aribs et de Rouira, 11. — Vallée de la Souminane, 11. — Région d'Aumale, 11. — Régions mon lagneuses du Tell constantinois, 12; bassins de Gonstantine et de Guelma, 12.
IV. Steppes des provinces d'Oran et d'Alger, 12-13. — Bassin du Hodna, 13. — Hautes plaines de la province de Gonstantine et de la Tunisie occidentale, 1.3-15.
V. L'.Atlas saharien, 15. — Djebel Amour, 15-16. — Aurès, 16. — Djebel Chechar, 16. — Pays des Némenchas, 16-17. — Oasis du Sud de l'Algérie, 17.
VI. La Tunisie, 18. — Massif de la Khoumirie, 18. — Les Grandes Plaines de la Medjerda, 18-19. — Plateau central tunisien, 19. —Ghaîne Zeugitane, 19-20. — Tunisie orientale, 20-21. — Tunisie méridionale, 21-22. — Oasis de la région des Ghotts, 22.
VIL La bordure des Syrtes, 23. — Région de la Djelfara, 23. — Région du Djebel, 23-24. — Littoral occidental et méridional de la grande Syrte, 24-25.
VIII. Manque de cohésion de rAfri([ue du Nord, 25-26. — Défauts du régime des rivières, 26-27. — Massifs montagneu.x, habitats de petits groupes sociau.x, 27. — Valeur inégale des pays plats, 27. — Impuissance des Berbères à se constituer en nation, 27. — Relations très anciennes entre les habitants de cette contrée, 28. — Formation de tribus. d'États, 28. — Pas d'unité politique complète, 28-29. — Opposition entre la civilisation et la barliarie, 29.
I. L'Afrique du Nord est isolée au Sud, 30; elle communique difficilement avec le Nord-Est du continent africain, 31. — Elle appartient au monde de la Méditerranée occidentale, 31-32. — La Méditerranée n'est pas une barrière, 32-33. — La navigation y rencontre cependant divers obstacles, 33. — Nature inhospitalière des côtes de la Berbérie, 33-34. — Nécessité de ports nombreux pour les marins de l'antiquité, 34-35. — Difficulté de pénétrer à Tintérieur de l'Afrique du Nord, 35-36.
II. Isolement relatif de la Berbérie, 37. — Civilisations et dominations communes à cette contrée et au Sud-Ouest de l'Europe, 37-38. — L'Afrique du Nord trait d'union entre l'Orient et l'Occident, 38-39. — Elle a plus rei;u que donné, 39.
Chapitre III. — Le climat de 1" Afrique du Nord dans l'antiquité. . 40-99 I. Importance historique de cette question, 40. — Le climat actuel, 41. — Chaleur et froid, 41-42. — Vents, 42. — Siroco, 42-43: autres vents, 43. — Saison humide et saison sèche. 43-44. — Irrégularité des pluies, 45-46. — Régime torrentiel des pluies, 46-47; orages de grêle, 47. — Répartition inégale des pluies selon les régions, 47-51. IL Climat de l'Afrique du Nord avant l'époque historique", 51. — Période de chaleur humide à l'époque quaternaire, 51-32; puis refroidissement, moindre qu'en Europe, 52-53. — Climat à l'époque de la civilisation néolithique, 53; il parait avoir été peu différent du climat actuel, sauf peut-être dans le Sud, 53-54. — Climat du Sahara à cette époque, 54-56.
III. Climat à l'époque historique, 56. — Le Sahara était un désert, 56-58; il était cependant moins difficile à traverser qu'aujourd'hui, 58-62 (sans chameaux. .59-61).
IV. Preuves d'un climat sec dans le Sud de la Berbérie, à la lisière du Sahara. 62-66. — Indices d'une sécheresse moindre que de nos jours, 60-70.
V. Climat du Tell, 70. — A'aleur médiocre des arguments allégués en faveur de l'hypothèse d'un climat plus humide : diminution ou disparition de sources, 70-73; décadence de certaines forêts, 73-74; existence •le l'éléphant dans la Berbérie antique, 74-81. — Prétendues causes d'un changement de climat, 81-83.
V. Valeur médiocre de certains textes qui paraîtraient indiquer un climat plus sec, 83-84. — Arguments en faveur d'un climat, sinon identique, du moins très analogue au climat actuel, 84. — Même régime des vents, 84-87. — La saison sèche et les chaleurs de l'été, 87-88. — La saison d'hiver, 88. — Sécheresses prolongées pendant cette saison, 89-91. — Régime torrentiel des pluies, 91-92. — Inégale répartition des pluies selon les régions, 92-98. — Travaux hydrauliques anciens, 98. — Conclusion, 99.
Chapitre IV. — Faune et flore de l'Afrique du Nord dans l'antiquité lO.J-158
I. Faune contemporaine de l'industrie paléolithique, 100-3. — Ressemblances avec la faune européenne de la même époque, 103 ; parenté étroite avec la faune actuelle de l'Afrique centrale et australe, 104. — Disparition de certaines espèces, 104. — Faune contemporaine de l'industrie néolithique, 104-6. — Faune des gravures rupestres, 100-7.
II. Faune de l'époque historique, 103. — Singes, 109. — Abondance des fauves, 109-111. — Lions, 111-2. — Panthères, 112. — Caracals, H3. — Chats sauvages, 113. — Hyènes, renards, 113. — Chacals, 114. — Mangoustes, 114. — Genettes, 114. — Ours, 115. — Sangliers, 116. — Anes,
116-7. — Cerfs, 117-8. — Antilopes, 119-123. — Le catoblepon (gnou), 123-5. — Mounons, 125-6. — Bœufs sauvages, 126-7. — Lièvres, 127. — Gerboises, 127-8.
IIL Autruches, 128-9. — Autres oiseaux, 129-130. — Tortues, 130. — Lt'zards, 130-1. — Serpents. 131-3. — Araignées, 133-4. — Scorpions, 134-5. — Sauterelles, 135-7. — Escargots, 137.
IV. Caractères de la flore de la Berbérie, 137-8. —Forêts anti(iues; textes qui les mentionnent, 138-142. — Les mentions de salins, du dieu Silvanus ne prouvent pas l'existence de forets, 142-3; non plus que l'absence de ruines, 143-4. — Espèces forestières mentionnées, 144-5; le citrus, 145-7; prétendus arbres à duvet, 147.
V. Conditions de la végétation forestière, 147-8. — Il y avait dans l'antiquité, comme aujourd'hui, de vastes espaces non boisés, 148-131.
Reconstitution de forêts depuis l'antiquité, 151-2. — Forêts disparues, 152. — Causes du déboisement, 132-7. — Conséquences fâcheuses, qu'il ne faut pas exagérer, 157-8.
I. Les anciens n'ont pas fait en Afrique de cultures dites exotiques. 139- 160. — Céréales. Sols qui leur conviennent. 160; importance agricole de la distribution des couches de phosphate de chaux, 1601. — Conditions défavorables par suite de l'insuffisance ou de l'irrégularité des pluies, 161-3. — Gelées, sirocos; mauvaises herbes, 163. — La culture de l'orge est souvent préférable à celle du blé, 163. — Difficultés du défrichement, 264. — Principales régions de culture des céréales dans l'antiquité, 16i-5. — Arboriculture, 165. — Les arbres fruitiers craignent moins la sécheresse que les céréales, 165. — Vergers autour des villes, oasis, 165-6. — Indigénat de la vigne et de l'olivier eu Berbérie et conditions favorables à leur culture, 166-8. — Figuier et amandier, 168. — Cultures légumières, 168.
IL Élevage. Importance de la répartition des pluies, 169. — Période critique en été, 109. — Pâturages d'hiver des steppes, 169-170; nécessité de la transhumance en été, 170. —Conditions de l'élevage du bœuf, 170-1; du cheval, 171; du mouton, 171; de la chèvre, 172. — Abondance des fauves, obstacle à l'élevage, 172. . ■
III. Possibilité d'exploitations diverses dans de nombreuses régions de la Berbérie, 172-3. — Importance de la question de l'eau potable, 173. — Salubrité du climat, sauf dans certaines régions, 173-5. — Épidémies, 175-6. — Conclusion, 176.
I. Civilisation paléolithique, 177. — Types cheliéen, acheuléen, moustérien, 178. — Stations de Ternifine, 178-9, et du lac Karar, 179. — Autres trouvailles non accompagnées d'une faune, 179-180; en particulier près de Gafsa. 180-1. — Vie des hommes de cette époque, 181-2. — Ressemblances avec l'industrie primitive d'autres pays, 183. — Persistance de l'industrie moustériennc. 183-4; dans des grottes, 184 5. IL Civilisation paléolithique plus récente, 186. — Stations à industrie dite gétulienne, 186-8. — Grottes et stations à industrie ibéro-maurusienne,
III. Civilisation néolithique, 190. — Grottes habitées, 190-1. — Cette civilisation, qui a duré Jongtemps, n'est pas uniforme, 191. — Industries de kl pierre, 192-3; de l'os poli, 1934; de la poterie, 194-5. — Œufs d'autruche, 193. — Objets dits de parure, 19.Ï-6. — Nourriture des troglodytes, 196-8.
IV. Stations néolithiques en plein air, 19S-9; les unes contemporaines des stations dans les grottes, les autres plus récentes, 199. — Civilisation néolithique berbère, 200-1 ; contemporaine des gravures rupestres, 201-3.
V. Civilisation néolithique saharienne. 203-3. — Industrie de la pierre, 203-6; ressemblances, avec l'industrie néolithique égyptienne, 206. — Poteries, 207. — OEufs d'autruche, 207. — Meules, 207. — Objets de parure, 208. — Cette civilisation a pu se maintenir jusqu'aux temps historiques, 208-9.
VI. Relations commerciales a l'époque de la civilisation de la pierre, 20D- 210. — Usage des métaux, 210-1. Incertitude à cet égard: peut-être n'y a-t-il pas eu d' « âge du bronze » en Berbérie, 212. — Persistance de l'industrie de la pierre dans certaines régions, 2 13-4. — Survivances, 214-5.
I. Alimentation des .\fricains primitifs, 216-8. — Le chien, compagnon de chasse, n'est domestiqué qu'assez tard, 217. — Insuffisance de nos connaissances sur les débuts de l'élevage, 218. — Le bœuf, 218-222. — Le buffle a-t-il été domestiqué? 222. — Aucune preuve de la domestication du porc. 222-3. — Le mouton et la chèvre, 223-7. — L'âne, 227-9. — Le cheval, d'importation assez récente, 229-234. — Conclusions sur l'origine des animaux domestiques connus en Berbérie, 234.
II. L'élevage reste très longtemps la ressource essentielle d'un grand nombre d'indigènes, 234-5. — D'autres deviennent cultivateurs, 235. — Légumes, 23.3-6. — Céréales, 236-7. — Culture du lin (?), 2.37-8. — Pas de preuves de cultures arbustives, 238-9. — Ne pas exagérer le rôle éducateur des Phéniciens au point de vue agricole, 239.
Ch.\pitre III. — État social. Magie et Religion. Art. Pratiques funéraires 210-274
I. Groupes primitifs, villages néolithiques, 240. — Constitution de la famille; origine des tribus, des États : notre ignorance à cet égard, 240-2.
II. Pratiques magiques indicjuées par les auteurs anciens, 242-3. — Magie sur les gravures rupestres, 243. — Croyances animistes, fétichisme : manque de documents pour les temps préhistoriques, 243-4. — Zoolàirie, 244-5 ; attestée par Diodore de Sicile, 245; par les gravures rupestres, 245. — Indices de totémisme dans l'Afrique du Nord, 246-7. — Adora, ion d'un animal particulier, incarnation dun dieu, .247. — Forme humaine associée à la forme animale; il s'agit peut-être de mascarades, 247-8.
— Pas de preuves d'anthropomorphisme, 248. — Culte du soleil et de la lune; texte d'Hérodote et autres témoignages plus récent? 248-250.
— Béliers à disque sola>ire des gravures rupestres, 230-1. — Ce jont des images du dieu Ammon, d'origine égyptienne, 251-2; introduit probablement au second millénaire, 2.53. — 11 est possible que les Libyens aient adoré d'autres dieux égyptiens, 253. — Dieux libyques sous des noms grecs, 254. — Postures rituelles sur des gravures rupestres, 254-5. — Pas de preuves de sacrifices, 233. — Lieux de culte : sans doute devant les gravures, 256; dans des grottes, 236.
III. Gravures rupestres, 237. — Les graffites libyco-berbères sont de date récente, 257-9; bien postérieurs aux dessins dits préhistoriques, 239. —
Gravures préhistoriques; régions où on les trouve, 259-261. — Elles sont généralement tracées sur des parois verticales de grès, 261-2. — Technique, dimensions, 262-3.— Sujets représentés; pas de végétaux, 263; animaux et hommes, 263; objets, 263. — Valeur artistique, 264. — Figures isolées, ou scènes, 264-5. — Hypothèses sur l'époque de ces gravures, 265-6; elles appartiennent à la fin des temps néolithiques; probablement, en partie, à la deuxième moitié du second millénaire, 266. — Leur ressemblance avec des gravures rupestres de la vallée du Nil, 267.
— Rien ne prouve qu'elles aient été faites exclusivement par des noirs, 268. — Leur destination religieuse ou magique, 268-9.
IV. Pratiques funéraires, 269. — Ensevelissements dans des grottes, 269- 271. — Mobilier funéraire (?j, 272. — Crânes portant des traces de couleur rouge, 272-3. — Pas de preuves du rite du décharnement, 273. — Jambes pliées, 273. — Les tombeaux en pierres sèches actuellement connus datent seulement des temps historiques, 274.