‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 58 sur 468 · VIII · texte numérisé non relu

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8. Il n'est pas certain que l'Amilo soit l'oued Amiilou (ou oued Melillo), affluent de laMoulouia, comme le veut Tissot, Géographie, l, p. 368.

9. Sur le détroit de Gibraltar, Strabon (XVII, 3, 6) mentionne « VÉléphant ». Mais ce nom s'explique peut-être par une vague ressemblance de la montagne qu'on appelait ainsi avec la silhouette d'un éléphant : Tissot, dans Mémoires présentés à l'Académie des Inscriptions, IX, i'" partie, 1878, p. 165.

Elephantaria\ peut-être au pied des montagnes qui dominent la Mitidja; le castellum Elephantum^^ non loin de Constantine; Elephantaria^ , dans le voisinage de Medjez el Bab (vallée de la Medjerda). De telles dénominations paraissent attester que ces lieux ont été habités par des éléphants; il est vrai qu'elles ont pu persister longtemps après la disparition de ces pachydermes. C'est ainsi que, dans la province d'Oran, à l'Est de Tlemcen, il existe une source qu'on appelle Ain Tellout : or teJout {sic) est peut-être le féminin ou le fréquentatif du mot ilou, qui signifie éléphant dans plusieurs dialectes berbères*.

Les éléphants disparurent de l'Afrique du Nord dans les premiers siècles de notre ère. Au iv** siècle, Thémistius dit qu'il n'y en a plus dans cette contrée ^ Au vif siècle, Isidore de Séville écrit® : « La Maurétanie Tingitane fut autrefois pleine d'éléphants; maintenant, l'Inde seule en produit. » Cette disparition n'a pas eu nécessairement pour cause une modification de climat. Les grandes chasses '' entreprises pour capturer des animaux destinés aux spectacles', le désir de se procurer de l'ivoire^ suffiraient à l'expliquer". De nos jours, les lions se

1. Géographe de Ravenne, III, 8 (édit. Pinder et Parthey, p. 157) : « Helepantaria ». Ce lieu fut peut-être un évêché : Notice épiscopale de 484, Maur. Caesar., 11° 96.

2. Bull, archéologique du Comité, 1899, p. ccv. Gsell, Allas archéologique de VAlgérie, P 17, n° 93.

3. Table de Peutinger : Elefantaria (conf. Géographe de Ravenne, III, 6, p. loi). Ce fut probablement un évêché : Mesnage, VAfrique chrélienne, p. 22. Pour l'emplacement, voir Tissot, Géographie, II, p. 249.

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