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coup les effets; c'est le même vent que Salluste* indique, sans le nommer, dans les mêmes parages, et qui soulève, dit-il, des tourbillons de sable. C'est aussi le siroco qu'un traité de la collection hippocratique^ décrit exactement : « Le Notas est chaud et sec en Libye. Il y dessèche les productions de la terre et il y exerce sur les hommes, à leur insu, la même action. »
Nous avons dit que, pendant la saison d'hiver, les pluies sont surtout amenées par les vents du Nord-Ouest. Les anciens n'ignoraient pas qu'elles venaient en Afrique des régions septentrionales, comme l'attestent des vers de Lucain, de Stace et de Rutilius Namatianus^ Pendant la belle saison, les vents du Nord et du Nord-Est dominent sur le littoral, déterminés par les mêmes causes que ceux qui soufflent du Nord en Egypte (les vents étésiens des Grecs). On peut citer à ce sujet un passage de Galien* : « En Egypte et en Libye, les pays voisins de la mer sont moins chauds en été que ceux de l'intérieur des terres, parce qu'ils sont rafraîchis par les vents du Nord. » Sur la côte orientale de la Tunisie, le vent d'Est souffle très souvent durant la saison chaude : Procope ^ le signale en septembre.