Gsell, l. c, P 18, .n" 519 et
6. Jug., XLVIII, 4-5 : «... arido atque harenoso... Media autem planities déserta penuria aquae, praeter flumini propinqua loca. •> — La plaine de Cilla, que mentionne Appien (Lib., 40) et qui se trouvait peut-être dans cette région, était sans eau.
Bource intarissable, tout 1er pays est désert, inculte, dépourvu d'eau *. Thala, ville dont le site est semblable à celui de Capsa, est bien entourée de quelques sources ^ mais, entre elle et le fleuve le plus voisin, sur un espace de cinquante milles, la contrée est sèche et déserte ^ Métellus, marchant sur Thala, Marius marchant sur Capsa, doivent charger leurs troupes d'abondantes provisions d'eau*. Salluste observe qu'à l'intérieur de l'Afrique (c'est-à-dire de l'Afrique du Nord), les indigènes évitent de manger des aliments qui les altéreraient : l'eau pourrait leur faire défaut pour étancher leur soif ^
A l'époque de la domination romaine, l'eau courante manque presque partout entre Kairouan, Gafsa et Sfax. On ne rencontre en effet dans cette région que de très rares vestiges de barrages sur les ravins ® : l'abondance d'autres travaux hydrauliques prouve que, si l'on ne tirait pas parti de ces ravins, c'était parce qu'ils restaient généralement vides.
Sur le littoral même de la Tunisie orientale, qui, nous l'avons dit, est aujourd'hui assez sec, les troupes de César, faisant campagne aux environs de Sousse, manquent d'eau en hiver et au commencement du printemps \ Six siècles plus tard, en septembre, les soldats de Bélisaire, après avoir débarqué un peu plus au Sud, au cap Kaboudia, se trouvent dans un pays
1. Jug., LXXXIX, 4 : « Erat inter ingénies solitudines... Capsa »; ibid, 5: « praeter oppido propinqua, alla omnia vasta, incuUa, egentia aquae. »