‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 78 sur 468 · Jag., LXXXIX · texte numérisé non relu

Jag., LXXXIX

3. Jug., LXXY, 2 : « inter Thalam flumenque proxuraum, in spalio milium quinquaginta, loca arida atque vasta. »

4. Jag., LXXV, .3; XGI, 1 (il faut dire que l'expédition de Marius eut lieu à la fin de l'été : XG, 1).

5. Jug., LXXXIX, 7. Conf. ce que Pline (X, 201) dit sur un moyen que les Gélules ont trouvé pour se désallérer.

6. Blanchet, dans Enquête sur les installations hydrauliques romaines en Tunisie, I, 0. 49; le même, dans Association française pour l'avancement des sciences, Tunis, 18t)G, II, p. 809. — Aucun reste de barrage n'a été relevé dans la région de Kairouan : Enquête, I, p. 265.

7. Dell, afric, LI, 5 : César choisit pour établir son camp un endroit où <■ pulei fleri complures poterant; aquatione enim longa et angusta utebalur »; LXIX, 5 : l'ennemi s'efforce de faire camper César « ubi oranino aquae nihil esset »; LXXIX, 1 : '< aquae penuriam ».

entièrement desséché, et c'est par un hasard providentiel que des terrassements font rencontrer une nappe d'eau, enfouie sous le sol '. Des villes qui furent importantes à l'époque romaine, Leptis Minor, Thysdrus, se passaient d'eau de source ^

Dans les premiers siècles de notre ère, le travail opiniâtre de l'homme, les façons données au sol pour retenir l'humidité qu'il pouvait emmagasiner, le choix de cultures fort peu exigeantes au point de vue de l'eau ont transformé en de riches campagnes une bonne partie des régions africaines où la pluie ne tombait guère, où les sources étaient rares, où d'ordinaire les ravins étaient vides. Dans ces pays, on voit partout des restes de bassins, de réservoirs, de citernes, de puits, qui servaient à l'alimentation des hommes et du bétail, bien plus qu'à l'irrigation des cultures ^ Les eaux qui tombaient du ciel, celles que recelait le sol étaient si précieuses qu'on ne négligeait rien pour les recueillir et qu'on ne les gaspillait pas à des usages vulgaires.

Les travaux hydrauliques ne manquaient pas non plus dans des régions plus favorisées sous le rapport des pluies. Ceux qui alimentaient des villes, des bourgs témoignent surtout du désir que les habitants avaient de boire une eau aussi pure, aussi saine que possible *. Mais d'autres attestent que, même dans ces régions, l'eau du ciel ne suffisait pas toujours aux besoins agricoles. Quand on le pouvait, on recourait aux irrigations, soit pendant la saison d'été, pour les cultures maraîchères et fruitières, soit même pendant l'hiver, dans les périodes de sécheresse persistante qui. nous le savons, n'étaient pas

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