‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 79 sur 468 · Conf. Blanchet, dans Enquête, I, p · texte numérisé non relu

Conf. Blanchet, dans Enquête, I, p

4. Les aqueducs qui amenaient des eaux de source dans certaines villes importantes étaient parfois très longs (aqueduc principal de Cirta, .35 kilomètres; aqueduc de Caesarea, 28; aqueduc de Carthage, 132). Cela ne prouve pas que les s^ources manquassent dans le voisinage de ces villes. Mais ou bien l'eau quelles fonraissaient n'a pas été jugée assez bonne, ou bien elle eût été insuffisante pour alimenter de très fortes agglomérations. Conf. Fischer. Verhandlungen des achten Geographentages, p. XV.

rares en cette saison. Une remarque de Frontin mérite d'être citée : « En Italie et dans quelques provinces, vous causez un grave préjudice à votre voisin si vous faites pénétrer l'eau dans sa propriété; en Afrique, si vous empêchez l'eau de passer chez lui '. »

Les textes que nous venons d'étudier manquent souvent de précision; ils ne doivent pas être tous accueillis avec une confiance aveugle. Ils permettent cependant quelques conclusions.

Au Sud de la Berbérie, le Sahara était déjà un désert dans les siècles qui précédèrent et suivirent l'ère chrétienne. Mais il était peut-être un peu moins sec que de nos jours.

Il est inexact de dire que, pendant une partie de l'époque historique, la lisière septentrionale du Sahara ait été une zone humide. On a cependant quelques raisons de supposer que les montagnes qui bordent le désert recevaient un peu plus de pluie qu'aujourd'hui.

Quant à l'Afrique du Nord proprement dite, elle jouissait d'un climat, sinoti semblable, du moins très analogue au climat actuel : sécheresse habituelle en été, sécheresse parfois pendant toute l'année, pluies irrégulières et souvent torrentielles, bien moins abondantes, d'une manière générale, à l'intérieur du pays que dans le voisinage de l'Océan et de la Méditerranée, depuis le détroit de Gibraltar jusqu'au cap Bon, Que cette contrée ait été un peu plus humide qu'aujourd'hui, cela est possible : à défaut de preuves, on peut invoquer quelques indices, qui ne sont pas dénués de valeur. Mais, en somme, si le climat de la Berbérie s'est modifié depuis l'époque romaine, ce n'a été que dans une très faible mesure.

1. De controversiis agrorum, dans Gromalici veteres, p. 57 : « In Ilalia aut quibusdam provinciis non exigua est iniuria si in alienum agrum aquani iinmitlas; in provincia aulem Africa, si transire non patiaris. » Gonf. Agenius Urbicus, ibid., p. 88. — Frontin dit encore {l. c, p. 36) : ■< Gum sit regio aridissima (il s'agit de l'Afrique), nihil magis in querela habent quam si quis inhibueril aquam pluviam in suum influere; nam et aggeres faciunt et excipiunt et couliaent eam, ut ibi potius consumatar uuam ol'iu.it- »

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