‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 83 sur 468 · Boule, Av^mT Anthropologie, X, 1899, p · texte numérisé non relu

Boule, Av^mT Anthropologie, X, 1899, p

2. Polybe (Xfï, 3, 5) observe que la Libye nourrit quantité d'éléphants, lions, panthères, antilopes, autruches, animaux qui n'existent pas en Europe. Hérodote (IV, 192) énumère une série d'animaux qui vivent dans le pays des Libyens nomades et qui sont, dit-il, propres à ce pays.

3. Conf. Cosson, le R^gne végétal en Algérie (Paris, 1879), p. 57.

4. On a recueilli aussi des ossements de cet oiseau dans des grottes d'Oran : Doumergue, Assoc. française, Pau, 1892, II, p. 625.

5. Grotte du Grand-Rocher, près d'Alger : Pomel, Carnassiers, p. 8, pi. IX (lion?). Grotte voisine d'Oran : ibid., p. 11 (lion?) et 12. Grotte de Saida, dans le département d'Oran : Doumergue et Poirier, Bull. d'Oran, 1894, p. 109-110 (lion, earacal, serval). Grotte de Mustapha-Supérieur : Flamand, Assoc. française, Ajaccio, II, p. 730 (panthère). Grotte de Bougie : Doumergue, ibid., Cherbourg, 1905, II, p. 630 (lion).

6. Grand-Rocher; Mustapha-Supérieur : Pomel, l. c., p. 13, 15, pi. V-VII. >aida : Bull. d'Oran, 1894, p. 109.

7. Grand-Rocher : Pomel, l. c, p. 28. Mustapha-Supérieur: Assoc, Le. Saida : Bull. d'Oran, l. c. Grottes d'Oran : p. ex. Bull, de la Société d'anthropologie de Lyon, XI, 1892, p. 300.

8. Grottes d'Oran et de Saida : Assoc. française, Marseille, 1891, II, p. 645; Bull. d'Oran, L c. Pour la présence de «es divers animaux dans les grottes, conf. l'observation faite p. 101, n. 7.

9. Grand-Rocher; Mustapha-Supérieur; grottes d'Oran : Pomel, Suillicns, p. la, 17, 22, 23, 24, 26, pi. III, IV, VIU. Saida ; Bull. d'Oran, L c, p. lll. Etc.

le phacochères le zèbre, qui semble devenir rare S le dromadaire, rare aussi S le cerf*, des gazelles^ et d'autres antilopes % l'alcélapheS le gnou S le mouflon', le bœuf dit Bos opisthonomus ^\ d'autres bovidés". Un buffle, dit Biibalus antiquus, qui est peu fréquentes devait atteindre 3 mètres de longueur, \ m. 85 de hauteur au garrot et 1 m. 70 à la

1. Mustapha-Supérieur; Oran (grotte dite du Polygone) : Pomel, l. c, p. 29 et suiv., pi. IX-X.

2. Les ossements d'équidés sont en général peu déterminables. Pomel (Équidés, p. 26) indique au Grand-Rocher son Equus mauritanicus, qui est probablement un zèbre. Conf. à la grotte de Mustapha-Supérieur : Assoc. française, Ajaccio, II, p. 730. — Nous reparlerons des équidés quand nous étudierons les animaux domestiques (livre II, chapitre ii).

3. Grottes du Grand-Rocher, de Mustapha-Supérieur, de Fort-de-l'Eau : Pomel, Caméliens et cervidés, p. 6-9, pi. I. Grotte de Saïda : Bull. d'Oran, 1894, p. 111. Le dromadaire a été aussi trouvé à l'oued Seguen, entre Constantine et Sétif : Pomel, l. c, p. 11-12, pi. II. Conf. Flamand, dans V Anthropologie, VIII, 1897, p. 291-2; Boule, ibid., X, 1899, p. 564.

4. Grand-Rocher; Mustapha-Supérieur : Pomel, L c, p. 44, pi. Vil; Assoc. française, Ajaccio, II, p. 730.

0. Grottes de Mustapha-Supérieur, d'Oran, de Saïda : Assoc, l. c. ; Pomel, Antilopes Pallas, p. 14, 25, pi. II, V, X; Pallary et ïommasini, Assoc. française, Marseille, 1891, II, p. 645; Bull. d'Oran, 1894, p. 113. Abri de Redeyef (Sud-Ouest de la Tunisie) : Gobert, dans l'Anthropologie, XXIII, 1912, p. 167.

6. Difficiles à déterminer. Grottes du Grand-Rocher, de Mustapha-Supérieur, d'Oran, de Saïda : Pomel, /. c, p. 35, 38, 39, 44, pi. VI et X; Assoc. française, Ajaccio, l. c. ; ibid., Pau, 1892, II, p. 625; Bull. d'Oran, l. c.

7. Grand-Rocher; Mustapha-Supérieur; Oran; Saïda : Pomel, Bosélaphes Ray, p. 31, 32, 36, 38, 41, 45, pi. IV, VII-X; Assoc. française, Ajaccio, l. c. ; ibid., Marseille, l. c. ; Bull. d'Oran, l. c. Abri de Redeyef : Gobert, l. c.

8. Grotte de Bougie : Debruge, Assoc. française, Cherbourg, 1905, II, p. 631. Grotte du Mouflon, à Constantine : ibid., Lille, 1909, II, p. 821.

9. Grottes d'Oran : Pomel, Ovidés, p. 7, 9, pi. VI, VII. Grotte de Mustapha- Supérieur : Assoc, Ajaccio, l. c. On a trouvé aussi le mouflon [et non le bouquetin] dans un abri de Redeyef : Revue de l'École d'anthropologie, XX, 1910, p. 271-2; Gobert, /. c.

10. Grottes d'Oran, de Saïda, de Mustapha-Supérieur : Pomel, Bœufs-taureaux, pi. II-V, Yll; Bull. d'Oran, 1894, p. 112; Assoc, Ajaccio, /. c. Station d'Arbal, près d'Oran : Doumergue, dans Assoc, Nantes, 1898, II, p. 575.

11. jBos curvidens (?), à Saïda : Bull. d'Oran, 1894, p. 112-3. — Nous reviendrons sur les ovidés et les bovidés dans l'étude des animaux domestiques.

12. Grottes du Grand-Rocher et de Mustapha-Supérieur : Pomel, Bubalus antiquus, p. 76, pi. IX; Assoc, Ajaccio, l. c Probablement dans des grottes d'Oran : Pomel, (. c, p. 77. — Le Bubalus antiquus n'a pas encore été rencontré avec certitude dans les stations paléolithiques : Pomel, l. c (conf. Boule, dans l'Anthropologie, XI, 1900, p. 12). M. Flamand (Recherches sur le Haut-Pays de VOranie, p. 729) dit, il est vrai, que « les gisements incontestables du Bubalm antiquus sont, dans le Tell algérien et dans le Haut-Pays, tous pleistocènes récents » ; que les restes de ce buffle « n'ont jamais été rencontrés dans des dépôts actuels » ; c'est même un

croupe ^ Pomel croit qu'il s'agit d'une espèce propre à l'Afrique septentrionale, aujourd'hui disparue'^; d'autres l'identifient avec le Bubaliis palaeindicus, qui vécut en Inde, dans l'Asie antérieure, et même en Europe, et qui existe encore dans le Nord de l'Inde, sous le nom d'arni^ Ce fut alors, sans doute, que les Africains commencèrent à avoir des animaux domestiques; mais il est difficile d'indiquer dans quelle mesure ceux-ci se rattachent à des espèces sauvages indigènes et de faire la part des importations.

Le lion, le chacal, le sanglier, la gazelle, l'autruche apparaissent sur des dessins rupestres de la région de Guelma*, qui ne semblent pas dater d'un autre âge que les gravures préhistoriques du Sud de l'Algérie. Ces dernières ^ du moins en partie, sont, croyons-nous, contemporaines de l'industrie néolithique récente. Elles nous montrent souvent des éléphants ^ qui, selon Pomel, auraient appartenu à l'espèce dite Elephas atlanticus '',. mais qu'il est plus vraisemblable de regarder comme les descendants de Y Elephas africanus et les ancêtres directs des éléphants signalés dans le Nord de l'Afrique à l'époque histo-

de ses principaux arguments pour attribuer une très haute antiquité aux gravures rupestres, sur lesquelles le Babalus est très fréquent. Il faudrait tirer cette question au clair.

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