Sélinonte fut détruite alors
4. Salinas. /. c, p. 287 l't siiiv., pi. VII-\V. Koupéreset Ilulot, Sélinonte, p. 307-8. 3. Not. dcgli icavi, l. c, p. 300 et pi. XV.
Carthage*, en Sicile, en Italie^, dans des tombes du vii^ siècle, ont été sans doute importés d'Orient^; il est difficile de dire qui les a fabriqués \ Une marchandise bien plus commune était constituée par des scarabées, dont la face plate porte des hiéroglyphes, des cartouches, des images divines; surtout par une grande variété d'éléments de colliers ^ : des boules, cylindres, etc. ; des figurines représentant des divinités égyptiennes, entre autres Isis, Osiris, Horus, Anubis, Bès; l'œil divin, des masques barbus et cornus, des mains ouvertes ou fermées; des animaux (en pied ou seulement la tête), lions, sphinx, chats, hippopotames, vaches, truies, béliers, lièvres, chacals, singes, crocodiles, serpents sacrés, colombes, faucons, poissons; des plantes de papyrus, des fleurs de lotus; des vases, des tablettes ressemblant à des dominos, etc/.
A Carthage et en Sardaigne ', ces objets en pâte vernissée se rencontrent déjà dans les plus vieilles tombes, souvent en nombre élevé. Dans les colliers, ils étaient mêlés à des figurines, masques, mains % pendeloques diverses en os ou en ivoire, quelquefois à des amulettes en albâtre', à des coquillages et à des galets troués, à des dents d'animaux forées, ou serties
1. A Douimès : Delattre, Mémoires des Antiquaires, LVI, p. 284, Qg. 17 et 18. La panse est ornée de deux lions.
2. Orsi, Not. degli scavi, 1893, p. 472-3 et figure. Barnabei, Mon. dei Lincei, lY, p. 309 et suiv.
3. On en a découvert des exemphi.. .s à Rhodes : Perrot, III, pi. V, à la p. 732. s
4. Nous parlerons plus loin (p. lOG, a. 2) de gourdes en terre vernissée, objet certainement égyptiens. Des vases-statuettes émaillés du vu' siècle, personnages, singes, assis ou agenouillés, tenant un vase entre les jambes, sont aussi de fabrication orientale; on en a recueilli de semblables à Rhodes. Pour ceux qui ont été trouvés ù Carthage, voir M. Lavig., I, p. 125-B, pi. XIX, (Ig. 4-6; Delattre, Bull, archéol. du Comilé, 1907, p. 449-4.50, flg. 15-17; M. Alaoui, Suppl., p. 151, n" 174, pi. LX.XV, flg. 3; Gauckler, pi. CXXIII.
5. Parfois aussi de bracelets : voir Gauckler, p. 89 et 406 (tombe 209), p. 398. 0. Voir, entre autres, Gaucider, pi. CXL, GXLIY, CLXXVI et suiv.
7. Pour la Sardaigne, voir Patroni, Mon. dei Lincei, XIV, p. 183 et suiv., pi. XVI; Taraniclli, ibid., XXI, p. 151-3. Conf. à Malte : Mayr, Silzungsbcr. der bayer. Alcad., 1905, p. 499.
8. Mains ouvertes, ou bien fermées, le pouce passé entre l'index et le médius, ce qui était un geste prophylactique.