‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 125 sur 553 · III · texte numérisé non relu

III

11. Ilimilcon, aimd Festus .Vvicnus, Oni maritiina, passaj^es cités t. I, p. 4(Ul, u. J-'J. Four les algues, voir aussi t. I, p. 471, n. 8. Conf. Jullian, l. c, I, p. :iS0-7.

Les côtes septentrionales de la Berbérie furent interdites de bonne heure aux étrangers. Il importait peut-être plus à Carthage de se réserver cette route entre le détroit de Gibraltar et la Méditerranée orientales que de fermer à des concurrents commerciaux des pays de ressources médiocres, d'une pénétration difficile et habités par des peuplades encore très barbares. Dans le premier traité avec Rome, on lit ce qui suit^ : « Les Romains et les alliés des Romains ne navigueront pas au delà du Beau Promontoire, à moins qu'ils n'y soient contraints par la tempête ou par des ennemis; si quelqu'un d'eux est entraîné contre son gré dans ces parages, il ne pourra rien acheter, rien prendre, sauf ce dont il aura besoin pour réparer son vaisseau ou pour sacrifier ; [il devra repartir (Jans les cinq jours] ^ » Le c< Beau Promontoire » est le Ras Sidi Ali el Mekki, qui ferme au Nord le golfe de Carthage*. Nous avons montré* que, contrairement à l'opinion de Polybe, l'interdiction se rapporte sans doute, non aux côtes situées au Sud du cap, mais à celles qui s'étendent à l'Ouest. Cette clause fut aussi insérée dans le second traité, en des termes un peu différents* : « Au delà du Beau Promontoire et de Mastia de Tarséion [en Espagne], les Romains ne pourront faire ni butin, ni commerce; ils ne pourront fonder de villes'. » La même défense dut être faite aux Grecs. Au v' siècle, Hérodote paraît ne rien savoir sur la Libye à l'Ouest de Carthage.

Une clause du premier traité* réglait les conditions du

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