Diodore, V, 20, 4. Conf. t. 1, p
4. Polybe, III, 24,4. Le traité mentionne comme limite Mastia, située près du cap de Palos.
e. Stralioa, .Wll, 1, 19.
arrêté à Oadès' : évidemmeat Carthai^e ne s'opposa pas à son expédition -. Un de ses compatriotes, Euthymène, longea, on ignore à quelle époque \ les rivages africains, au moins jusqu'au Sahara, peut-être jusqu'au Sénégal*. Mais ce furent là des exceptions. Hérodote^ avouait qu'il n'avait pu rien savoir sur les pays de l'Europe occidentale. Après lui, la courte relation d'Hannt)n et vraisemblablement aussi celle d'Himilcon lurent traduites en langue grecque'; au milieu du iv° siècle, l'auteur du Périple dit de Scylax recueillit quelques informations sur le littoral ÎVord-Uuest de l'Afrique \ qui, vers la fin du même siècle, fut décrit dans un autre périple, rédigé à Cyrène*. Les Grecs n'en restèrent pas moins fort ignorants des côtes situées au delà des Colonnes d'Hercule : ce que constataient Ératosthène" et Folybe'*; l'acharnement avec lequel celui-ci traite Pythéas d'imposteur prouve que personne n'avait pu s'assurer de la véracité du Marseillais.
Du reste, Carthaginois et Gaditains ne négligeaient rien pour décourager les audacieux qui auraient voulu s'aventurer dans l'immense Océan. Cette mer, aftirmaient-ils, était pleine de dangers et d'obstacles : hauts-fonds sur lesquels les navires s'échouaient, vastes champs d'algues où ils s'empêtraient, bêtes énormes qui s'approchaient menaçantes, brouillards opaques, calmes plats".
1. Sirabou, II, 4, 1 et 2. Sur l'exploration de Pythéas, voir Julliau, Histoire de ta Gaule, I, p. 4l.°3 l'I suiv.
2. Conf. t. Il, p. 401, u. 2. C'était le temps des couquêtes d'Alcxaudre : les Grecs pouvairiit le prendre de haut avec. Carthage, qui tremblait alors d'avoir ù subir le sort de Tyr. Conf. Jullian, l. c, p. 417; ici, t. III, p. 17.
:i. Voirt. I,p. .511, n. '.i. Si Kulbymùne vécut. i-oniui»î certains savants I»; cr(uent, au vr siècle, le passa;;e du détroit u'éluil peut-être pas encore interdit aux Grecs.