Conf. Kahrsledt, p. 63; ici, p
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Il serait intéressant de savoir ce que les Carthairiiiois importaient ilans les contrées où s'exerçait leur négoce, et ce qu'ils en exportaient. Malheureusement, les textes anciens ne nous apprennent presque rien sur cette question. Quant aux trouvailles archéologiques, encore peu nombreuses, elles nepeuvent nous faire connaître que certaines séries d'objets manufacturés, représentant une faible partie du trafic,
On a vu que (ilarthage réussit à réserver presque entièrement à ses marchands' le monopole du commerce dans les colonies et factoreries phéniciennes de l'Occident et dans les pays dont elles étaient les port<js sur la mer. De ce commerce, nous n'avons guère d'autre témoignage que le mobilier funéraire exhumé çà et là le long des côtes méditerranéennes : à Sousse, Lemta, Thapsus, Mahdia. El Alia, dans le Sahel tunisien; à Collo et à (jouraya, sur le littoral algérien ; dans les îles de Pantelleria et de .Malte; à (lagliari, Nora, Sulci, Tharros, en Sardaigne ; dans l'île; d'ibiça^; à Villaricos, sur le littoral espagnol entre Carthagène et Alméria^ Depuis le iv* siècle, époque de l'extension des monopoles, jusqu'aux mutilations successives de l'Empire carthaginois, au m" et au ii" siècle, ce furent des vaisseaux phéniciens qui y introduisirent des céramiques grecques et campaniennes, des verreries égyptiennes. La plupart «le ces |)ro(luits étrangers devaient passer par Cartilage*.
1. Auxquels il faut joindre ceux des autres villes phéniciennes d'Occident et mémp d'Orient, (|ui avaient sans doute les niâmes droits que les Carthaginois. Les traités conelus par Carthaj^e avec, H(»tne valent pour les alliés de Carihafçe, et rni-rition expresse est faite des Tyriens et des Uticains dans le second traité ; Polyhe. III, 22, 4; 24. '.i.