‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 142 sur 553 · l'uur ces nécropoles, voir infra, p. i2(i · texte numérisé non relu

l'uur ces nécropoles, voir infra, p. i2(i

■I. L. .Siret, Villaricus y llerrrrias [conf. supra, p. 57, n. 10].

4. (>ela est douteux pour les vases grecs et cainpaniens de Villaricos : peiilélre étaient-ils achetés dans la colonie grecque d'Enipories, sur la cote de la Catalogne.

Dans les lieux que nous venons d'énumérer, bien plus nombreux sont des objets semblables aux produits de l'industrie punique: vases en terre cuite, bijoux, amulettes, verroteries, ustensiles en métal, œufs d'autruche ouvrés, etc. Beaucoup ont été sans doute importés de Carthage. Mais d'autres ont pu être fabriqués sur place ou dans quelque ville voisine.

Dans les colonies de Sardaigne, surtout à Tharros, on connaît des tombes antérieures au temps où l'île fut fermée au commerce étranger. Cependant, les objets grecs y étant en petit nombre, il est possible qu'ils aient été apportés par des navires phéniciens*. Quant aux objets phéniciens, les uns peuvent avoir été faits en Sardaigne même, d'autres provenir de la Phénicie, ou bien de Carthage. En général, nous ne saurions choisir entre ces hypothèses; la première est très vraisemblable, non seulement pour la majeure partie des poteries-, marchandise commune et d'un transport assez difficile, mais aussi pour les pierres fines, ornées de gravures ^

En Espagne, dans la vallée du Guadalquivir^ et sur la côte méridionale ^ des sépultures datant des vii-vi^ siècles avaient reçu des morts qui appartenaient à une population indigène, mais auprès desquels on avait déposé des objets phéniciens : plaques et peignes gravés, en ivoire ou en os, œufs d'autruche gravés et peints, bijoux, poteries. Mais il se peut que tout cela ait été fabriqué soit en Orient, soit à Gadès, et vendu par des marchands de cette ville ou de Tyr, et non de Carthage".

Dans l'Afrique du Nord, des tombes contemporaines de la

1. On a aussi découvert quelques vases {ï;recs des vir-v" siècles à Malle et h Pantclleria (voir p. l.'iri, 136, 157, u. 3-4). Il n'est pas vraisemblable quils aient passé par Carthage. Ils ont dû être apportés de Sicile, soit sur des vaisseaux grecs, soit sur des vaisseaux phéniciens.

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