‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 155 sur 553 · Jbid., p. r · texte numérisé non relu

Jbid., p. r

8. M.-Ch. Sprengei, Geschichte der wkhligslcn geographischcn Enldeclcungen (2*édit., Halle, 1792), p. 56 et 60.

COMMKUCK. [t:i

depuis longtemps chercher, à l'entrée de la Manche, l'élain de la presijirile de Gornouaille '. On ne sait (|iian(l les Phéniciens s'y rendirent a leur tour, en partant de Gadès. L'expédition officielle d'IIiinikon, antérieure au milieu du iv" siècle, visita les îles Œstrymnides. qui étaient situées prohahlement à l'extrémité de la Bretagne fran(;aise. (Vêtait là que des indigènes vendaient aux étrangers l'étain et le plomb i\ue, sur des barques, ils apj)ortaient de l'extrémité Sud-Ouest de l'Angleterre -. Des marchands puniques avaient dû précéder Ilimilcon dans ces parages; d'autres le suivirent ^ Il se peut qu'ils aient poussé jusqu'à la pointe de Gornouaille, pour nouer des relations directes avec le peupliî qui exploitait les mines ^. Une autre route de l'étain britannique vers la ]\[éditerranée traversait la (iaule et aboutissait à Marseille^; les Carthaginois n'en étaient pas les maîtres. Certainement suivie à la fin du iv" siècle ou au début du iii'"^, elle était sans doute bien plus ancienne. Nous ne sommes pas à même d'apprécier l'importance relative de ces deux routes. Au Xord-Ouest de l'Espagne, l'étain de la Calice et des Asturies fut exploité à l'époque de la domination romaine; des vaisseaux venaient le charger à des îles Cassitérides'. Mais on n'a pas la preuve qu'il ait été connu des Carthaginois*.

■J Ibid., p. 47()-l.

'.\. I-ps visiles dos marchands carthaginois aux ORstrymfiides sont attestées par Feshis Aviéiius, (Jra maril., 114-.'5.

4. Diodorn (V. 22, 1) indique, d'après Tiinée, que les habitants de la région du cap ni'icrimi (pointt* de Cornouaille) sont très hospitaliers et que leurs mœurs se sont adoucies par suite de leurs relations avec les marchands étrangers.

.5. Jullian, Histoire delà Gaule, I, p. 410.

6. Ce que Diodore en dit (V, 22, 2-4) est emprunté à Timée. Pour l'ile d'Iclis ("IxTi;), qu'il mentionne à ce propos, conf. Pline l'Ancien, IV, Kli, cilant Timie (• insulain Miclim •).

7. Les Iles Cassilérides dont parle llfrodole (III, 115; conf. ici, t. I, p. .IKi) et - d'où, dit-il, nous vient l'étain •, étaient sans dcuile celles que Festus Aviénus appelle <l^;stryl^llides. Le mot y.aiTîTEpo; (étain) a pu servir à dénommer diverses lies d'où l'on exportait ce métal.

Page 1