‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 154 sur 553 · IV · texte numérisé non relu

IV

.'J. Ihid.; voir aussi (isell, Hérodote, p. 2iO. 4. T. I. p. 4.SS.

B. Co qui ne prouve pas (jue la colouie d'iluuuou eut nlors disparu : voir t. I, p. 488, u. 0.

de lions, de panthères, d'éléphants, d'animaux domestiques; de l'ivoire, employé chez ces nègres à des usages communs; même du vin, ce qui est bien invraisemblable'. La phrase relative à ce qu'ils laissent aux Éthiopiens est en mauvais état. Il y est fait mention de parfumerie, de pierre égyptienne (menus objets de parure en faïence égyptienne^), de céramique attique, — si le texte n'est pas altéré, il s'agit de vases peints ou vernissés, produits attiques ou imitations % — d'autres poteries encore.

D'après le Pseudo-Scylax*, la navigation est impossible au delà de Cerné, à cause du peu de profondeur de la mer, des boues et des algues. Ces indications inexactes attestent seulement qu'à la connaissance des Grecs, les vaisseaux phéniciens ne dépassaient pas la côte septentrionale du Sahara. Nous ne pouvons dire si, au iv' siècle et aux siècles suivants, ils s'avançaient plus loin ^

Il est douteux que les Carthaginois aient entretenu des relations commerciales avec les îles Canaries ^ S'ils abordèrent à Madère, ils n'y eurent pas d'établissements permanents'. On aurait découvert, en 1749, des monnaies puniques et cyrénéennes d Florès, l'île la plus occidentale de l'archipel des Açores^ A supposer que cela soit vrai, il faudrait prouver qu'elles y avaient été introduites dès l'antiquité.

Le long des côtes européennes de l'Océan atlantique, les marins du Sud de l'Espagne, du pays de Tartessos, allaient

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