‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 168 sur 553 · Voir Perrnl, IX, p. 574 et suiv · texte numérisé non relu

Voir Perrnl, IX, p. 574 et suiv

4. On trouvi! souvent ensemble des poteries protocoriuthienues et des poteries corinthiennes.

ne consiste d'ordinaire qu'eu des motifs géométriques ' : flacons qui contenaient sans doute des huiles parfumées, pyxides (boîtes à pommade ou à poudre), tasses profondes à deux anses, coupes, etc. Kn Occident, le commerce les a portés dans les colonies grecques de Sicile •. et aussi dans la colonie phénicienne de Motyé (à l'Ouest de l'île)', dans toute l'Italie centrale, à -Marseille. On n'i-n a découvort jusqu'à présent qu'un nombre restreint à Carthay:e'; je ne les crois pas antérieurs au vil* siècle, et quelques-uns. d'une facture décadente, paraissent élr«' plus récents ^ On en a trouvé aussi plusieurs à Malte* et d'autres en Sardaij^ne : ceux-ci sont d'époque tardive'.

Les poteries dites corinthiennes "* datent de la seconde moitié du VII' siècle et de la première moitié du vi°. Elles présentent un décor touffu, de style oriental : suites d'animaux, réels ou fantastiques, plus rarement hommes ou divinités, dans un champ semé de larges rosaces; le tout en noir avec des retouches rouj^es. Si Corinthe a été le centre de la fabrication, il y a peut-être eu des succursales. En tout cas, Syracuse, colonie corinthienne, dut être un des marchés de cette céramique, qui se répandit lar^^ement en Occident'. Les vases que l'on a tirés, eu assez grande quantité, des tombes de Garthage '",

1. Une tasse protocoriiithieune avec des imaj^cs d'aiiiinaux, à Carlhage :

.V. Uvi.j., I. p. me. pi. xxi, fig. 5.

2. Un t'ii fouiiall de Syracuse, de Méj^ara Hybla;a, de Gela.

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