Lavùj.. Suppi., I, p. 7:f-7i. pi. XI, llff
7. .Merlin, Monuments Piot, XVII, 1!»lli, p. i:j|-7, pi. XIII H XIV. Gonf. ici, t. Il, p. 133.
8. Deinttrn. Les fjrands sarc(>i)ha(jfs anthropoïdes, p. 20, flg. 43.
y. Gravures : srèno do foslin (Di-lallrc, C. r. Acad. Inscr., 1900, p. '.(4); létc de Dionysos (?), qui formait applii|uo (le rm'^mo, JSrcrop. des Habs, 2° année, p. l.j, flg. '32); .Ménad»! Pi'lerscn. Archàol. Anzeiijrr, 1003, p. 23). Hauts-reliefs : plaquette avec .Vphroditc sur un ey;rne {M. Laviij., Suppl., 1, p. 70-71, pi. X, (ifr. .")); inedailluns avec une tùte du futnme et un masque do Gor{j;uuo (ibid., p. 71-72^ pi. X, (ig. Oct 7).
Cette liste est longue, quoique incomplète*. Cependant la qualité ne vaut pas la quantité^. En somme, on n'a rencontré, ni à Carthage, ni dans les autres villes phéniciennes de l'Occident, aucun objet grec de haut prix. Presque tout ce que nous venons d'énumérer est de la marchandise courante : dire qu'elle est supérieure à la camelote punique n'est pas en faire un grand éloge.
Au vu" siècle et dans la première moitié du vi% les Carthaginois paraissent s'être approvisionnés surtout chez les Grecs de Sicile, qui servaient de courtiers; aux iv*-ii^ siècles, dans la Grande Grèce, dont ils devaient acheter les produits sans passer par des intermédiaires. Les importations grecques furent rares entre ces deux périodes, dans la seconde moitié du vi" siècle et au siècle suivant. Telles sont, du moins, les conclusions qu'autorisent les fouilles faites dans les cimetières puniques.
Le trafic de Tyr fut longtemps fort actif dans les pays de l'Occident oîi elle avait fondé des colonies. Ses relations avec le Sud de l'Espagne sont attestées au yf siècle parEzéchieP. Si Carthage s'émancipa de la tutelle politique de sa métropole, elle lui resta unie par des liens religieux, et certainement aussi commerciaux. Dans le second traité qu'elle conclut avec Rome, le nom des Tyriens est inscrit parmi les parties contractantes, à côté de celui des Carthaginois* : les avantages et les obligations de ce pacte s'appliquent aux uns comme aux autres. Des Phéniciens de la côte asiatique et de Chypre se rendaient ou résidaient à Carthage ^ Au début du ii'^ siècle, de
1. Voir, par exemple, supra, p. 74, n. 1-2; p. 75, n. 14; p. 92, n. 1 ; p. 1)4. n. 7.