Supra, p
7. Pendant la première guerre punique, l'Ktat carthaginois pria Plolémèe Philadelphe de lui prêter de l'argent (voir l. Il, p. 322) : indice de bons rapports antérieurs. — Je ne sais si Montesquieu {Considérations sur... la grandeur des liomains, chap. iv) a eo raison d'écrire : " L;i fondation d'Alexandrie avait ijcaucoup diminué le commerce de Carthage ». Ce qui est vrai pourtant, c'est ' (|U(> cette fondation fut nuisible aux ports de la Phénicie, dont les relations avec Carthage étaient très actives.
8. Voir, par exemple, Delattre, Nécrop. panique de Saint-Louis, p. 79.
historiens qui n'écrivaieat pas à la légère, Thucydide et Polybe, aftinimieut, l'un que les Carthaginois possédaient beaucoup d'or et d'argent', l'autre que Carthage, à la veille de sa disparition, passait pour la ville la plus riche du monde-.
Cependant nous avons constaté qu'elle a frappé monnaie bien plus tard que tous les (Irecs; qu'ensuite sa monnaie a été de mauvaise qualité : ce n'étaient pas, assurément, des conditions favorables au commerce. Les documents archéologiques ne nous donnent pas la preuve d'un grand mouvement d'importations dans les pays dont elle s'était réservé le monopole. Et puisque le trafic s'y faisait surtout par voie d'échange, on a le droit de se demander si elle a exporté beaucoup de ces régions. Mous ne savons rien de précis sur ses importations en Italie, chez les Grecs, en Orient : il n'est pas vraisemblable que son industrie, en général fort médiocre, ait trouvé là de larges débouchés\ A en juger par le mobilier de ses tombes, elle n'aurait demandé à l'industrie grecque que des objets de mince valeur.
11 convient donc de croire que les sources de sa richesse échappent au contrôle des archéologues. Nous supposons que c'étaient surtout l'étain de la presqu'île de Cornouaille, l'argent du Sud de l'Espagne, l'or du Soudan et peut-être aussi du Maroc. D'ailleurs, le commerce de ces métaux dut subir des fluctuations. Pour Tétain; la route à travers la (iaule fît concurrence à la route phénicienne par l'Océan*, (larthage fut bien