l'allary, Heu. lunisicmif, XVIII. P.MI, p. I2<.)-I:i
comptoirs dans le Delta et formaient une colonie importante à Memphis*. Ces objets ne sont du reste pas très abondants : deux gourdes en terre émaillée-, des scarabées', des ipasques et des figurines, pendeloques de colliers*, des fioles à parfums en verre ^ et en albâtre ^
Il y a lieu d'admettre que des relations directes s'établirent entre Carthage et l'Egypte, après la fondation d'Alexandrie". On a trouvé en Tunisie quelques monnaies des Ptolémées^ Des voyageurs africains ont laissé un souvenir de leur passage à Memphis, dans le Sérapéum : des inscriptions puniques et néopuniques, gravées sur le dos d'un sphinx, indiquent leurs ûoms, qui sont phéniciens et libyques^
Quelles conclusions pouvons-nous tirer de cette étude sur le commerce carthaginois, que nous connaissons si mal?
Il est impossible de rejeter les nombreux textes qui témoignent clairement de l'activité de ce commerce, grâce auquel Carthage devint très prospère : à la fin du v*" siècle et au ii% deux
1. Hérodote, II, il2. Au \° siècle, il se faisait en Egypte un commcrco impor tant de vins du Liban, comme le prouvent des inscriptions peintes sur dos jarres qu'on a recueillies à Kléphantine.
2. Gauckler, p. 564-6 et ftg. (tombe du vu' ou du vi' siècle). Merlin' et Drappier, Ard el-Klieraïb, p. 43, fig. 20 et 21 (tombe du iv° siècle, mais l'objet est du VI* siècle).