‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 19 sur 553 · Ue arbor., i · texte numérisé non relu

Ue arbor., i

3. .\u lieu de • terlia est apoui usurpata, more arborum in se coDsistens •, M. Lund>lrôin (dans Eranos, Acta philologica Suecana, H, 18'J7. p. 65-60i propose de lire • a Poeiiis usurpata >.

4. Remarquons cepi-ndanl que, selon Pline (XIV. 14; XVII, 185), c'étaient les vipnes rampantes qui étaient surtout répandues en Afrique.

dans les pays pluvieux. » Columelle admet ce procédé pour les vignes déjà robustes, « dans les lieux où la clémence de l'hiver le permet ».

Pour la taille, les anciens discutaient s'il valait mieux la faire en automne, ou bien au printemps'. Magon soutenait qu'il est préférable de procéder à cette opération au printemps, avant que le sarment ne se mette à bourgeonner; étant alors plein de suc, il se laisse facilement amputer par une plaie bien unie et n'oppose pas de résistance à la serpe ^ Cet avis, partagé par plusieurs agronomes latins, est combattu par Columelle, qui pense que la taille de printemps n'est pas la meilleure dans tous les pays; il conseille la taille d'automne dans les lieux bien exposés au soleil et où l'hiver est doux. Voici, au contraire, ce qu'écrivent MM. Rivière et Lecq, dans leur Manuel de l'agriculteur algérien^. « La taille de la vigne se fait de décembre à fin février ou commencement de mars.... Il vaut mieux tailler tard que prématurément : non seulement on retarde la pousse et on est moins exposé aux effets des gelées printanières, mais les ceps taillés tardivement végètent plus vigoureusement. »

Nous n'avons pas de citations de Magon relatives aux procédés de vinification pour les vins usuels \ Selon Pline ^ on avait dit plaisamment des Carthaginois qu'ils se servaient de la poix pour leurs maisons et de la chaux pour leurs vins. En effet, le tuf friable employé dans les constructions de Carthage était enduit de poix, pour acquérir ainsi plus de résistance aux intempéries; d'autre part, il arrivait à des gens peu scrupuleux

i. Voir R. Billiard, La vigne dans Vanliquité (Lyon, 1913), p. ;U(i-7.

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