‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 18 sur 553 · Columelle, V, 5, 4, el De arbor · texte numérisé non relu

Columelle, V, 5, 4, el De arbor

0. « Siccis locis ». — ■• Aridis proviuciis », dit Falhidius (111, 10, 3), qui s'insl)ire de Columelle.

pas dans les sols marécageux et sous un climat pluvieux, parce que l'eau, qui séjourne en trop grande abondance dans les fosses à moitié pleines, tue les plants avant qu'ils n'aient pris de la force. Là encore, le précepte de Magon trouvait surtout son application en Afrique.

Notre auteur voulait qu'on fît usage des engrais et des amendements. Il recommandait de porter aux plants, déposés dans les fosses, du marc de raisin, mélangé à du fumier : le marc provoquait la poussée de nouvelles radicelles, le fumier introduisait une chaleuropportune pendant la saison froide ethumide de l'hiver; pendant l'été, il fournissait de la nourriture et du suc au plant verdoyant. Si le sol auquel on confiait la vigne paraissait trop maigre, on devait aller chercher au loin de la terre grasse pour la mettre dans les fosses*.

Un passage mutilé de Columelle* se rapporte aux différentes manières de disposer les ceps au-dessus du sol : vignes rampantes; à souche basse sans échalas; sur joug. D après une correction ingénieuse de ce texte \ la méthode qui consistait à faire tenir la vigne toute seule, droite à la façon des arbres, aurait été en usage chez les Carthaginois. Il y aurait là, naturellement, un écho de Magon*.

C'est peut-être aussi de Magon que vient une indication relative au déchaussage. insérée dans les Géoponiques^ et donnée également par Columelle^ « Les habitants de la Libye et de l'Orient, lit-on dans le recueil byzantin, quand ils ont déchaussé les vignes, ne comblent pas aussitôt la fosse; ils la laissent ouverte pendant tout l'hiver, contrairement à ce qui se fait

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