‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 191 sur 553 · T. II, p. 227, 288 et suiv · texte numérisé non relu

T. II, p. 227, 288 et suiv

7. Conf. Justin, XVIll, 5, 17 (dans le récit légendaire de la fondation de Carthage) : « Ad opinionem novae urbis concurrentibus gentibus, brevi et popuius et civitas magna facta ».

8. Les grands chefs numides aimaient sans doute à visiter Carthage, à y faire des séjours plus Ou moins longs. On dit que Masinissa y passa plusieurs uiuices de sa jeunesse : t. II, p. 283, n. 3. Un ex-voto (G. I. S., 307) a été fait par la llllc d'un Rodashtart, (jui est (lualilié de MLK "MR, roi d'Omar (?). Ce titre, a|)|)li(|ué à un Rodashturt, se retrouve sur une inscription de Conslaotine : Chabot, Juiirn. asial., 1017, 11, p. 4'J-50.

y. T. Il, p. 226,

VIK KT MŒIUS IIKS f, AUTHAGINOIS. 173

« roi » Amilcar. de la toute-puissante famille des Maj^onides, était tils d'une Syracusaine'. Asdrubal. qui avait été le {i^endre d'Aniilcar Barca, se remaria avec une Espaji^nole-, et ce fut aussi une Espagnole qu'épousa le lils d'Aniilcar, Ilannibal \ Hipporrate etEpityde, lieutenants d'IIannibal. étaient tils d'une (larthatrinoise et petits-fils d'un proscrit syracusain, réfuj^ié en Afrique \ Une des filles de Masinissa entra dans une famille de l'aristocratie punique'. Ces mariages mixtes devaient être surtout fréquents entre Carthaginois et Libyens ou Numides, moins peut-être dans la caj)itale que dans les colonies éparses sur les côtes, depuis les Syrtes jusqu'au delà du détroit : Salluste'" dit qu'il en était ainsi à Leptis la Grande: dans le PoenuluK de Plante, Hannon est, semble-t-il, qualifié de « métis de Libyen »'. Quant aux esclaves, ils ne paraissent pas avoir été traités trop durement, du moins ceux qui habitaient la ville. Il leur était permis de contracter des mariages reconnus par la loi". (Jue les familles issues de ces unions fussent maintenues dans la servitude, ou bien afTranchies, elles se pliaient jirobablcment à la civilisation au milieu de laquelle elles vivaient.

Les inscriptions puniques qui mentionnent des esclaves sont très rares^ et ne nous apprennent rien sur leur origine. Plusieurs

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