‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 200 sur 553 · Voir supra, p · texte numérisé non relu

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0. Quaesl. in Genesim, .\XXV1, 24. Comm. in Isaiani, III, 7, v. 14. Comm. in lercmiam, V, 2."», v. 21.

7. Quaeil. in Hi'[iliit<-ucliuin, VII, 10 : ■ istae linpuae [l'hébreu et le punique) non rnultum inter se dillerunt». Local, in HeptntcurUuin, I, S, 9 : « Punicat; linfruae..., in qua multa inveninius llebraeis verbis cousonantia ». Ènarr. in Psalm., C.W.WI, IK. Si-rmo Domini in monte, II, 14, 47. In loannem Iractatus, XV, 27. Serinons, C.XIII. 2 : • ileitraeum verbum est, co;;natum linpuae Punicae. Istae enim linj::uae sibi si^rnidcationis qiiadam vicinitale sociuntur •. Contra liti. l'cliliani, II, 104, 23'.): • (Ghrislum) llebraei dicunlMessiain, (|uod verbum Punicae linj^nae consonum est, sicut aliu llebraea [)ermnlta et jjaeno omnia -. Voir aussi Priscien, Insl. (jrainm., V, 2, 11. Ces divers passages ont été cités avuul nous pur Geseuius et d'autres.

qui en résultèrent ne semblent pas avoir été profondes. On ne voit pas non plus qu'au temps de la première Carthage, le phénicien se soit beaucoup modifié en Occident : le maintien de l'unité linguistique était assuré par des relations de toute nature K II est probable que, dans certaines villes où les indigènes étaient nombreux, leur influence altéra la langue des colons : Salluste le remarque pour Leptis la Grande^. Mais le phénicien se défendit sans doute mieux dans la capitale même. Qu'il y ait eu pourtant des différences entre le parler de Tyr et de Sidon et le parler de Carthage et d'Utique, c'est ce qu'on peut supposer sans témérité. Elles devaient porter sur la prononciation, plus que sur le vocabulaire et la grammaire '. Quelques indices permettent de croire à un assourdissement des voyelles, a, par exemple, devenant d, et o devenant ou^; à un amollissement des gutturales, qui, n'étant plus guère prononcées, commencent à permuter dans l'écriture ^, parfois même sont omises ^ : permutations et omissions qui seront beaucoup plus fréquentes à l'époque romaine. De même, le français de l'Afrique du Nord accuse des tendances à une prononciation plus grasse et plus lourde que le français de la métropole. D'ailleurs, pour le phénicien, ces tendances se manifestaient déjà dans la mère patrie ^ : l'hébreu gardait, autant qu'il semble, une prononciation plus forte, plus âpre,

1. Conf. supra, p. 164; Schrôder, Die phônizische Sprache, p. 33.

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