C. r. Acad. Inscr., 1898, pi. à la p
2. Statue de prêtresse en costume de déesse : M. Lavig., Suppl., I, pi. III. Statuettes féminines en terre cuite, dont deux ou trois représentent probablement aussi des prêtresses : Héron de Villefosse, dans Monuments Piot, XII, 1905, p. 98-99; M. Lavig., I, p. 114, pi. XVII, flg. 3; ihid., Suppl., I, p. 23; p. 25- 26 et pi. IV, flg. 5. Cette pèlerine se voit encore sur des images d'une déesse léontocéphale qui datent de l'époque romaine : Merlin, Le sanctuaire de Bnal et de Tanit près de Siagu (Paris, 1910), pi. III. — Deux statuettes d'hommes en terre cuite, l'une de Carthage, l'autre d'Utique : Gauckler, p. 530-7, 539 et pi. CCXXXI.
3. On ignore ce qu'était le vêtement appelé par les Romains poenicum : voir supra, p. 150, n. 2.
4. M. Lavig., I, pi. X, flg. 1; ibid., Suppl., I, pi. II, flg. 1.
5. M. Lavig., Suppl., I, pi. II, flg. 3 (à semelles épaisses). Sur quelques stèles funéraires, des femmes paraissent être aussi chaussées de souliers. L'homme représenté sur la stèle C. r. Acad. Inscr., 1898, pi. à la p. 626 (voir supra, n. 1), porte, semble-t-il, des bottines.
6. Assez souvent la tête est nue : M. Lavig., Suppl., 1, pi. I, flg. 4; pi. II, flg. 1 ; pi. V, flg. 8; C. /. S., flg. à la p. 281 du t. I; n"' 532 (pi. IV du t. H), 1825 (pi. XXXIV); C. r.Acad. Inscr., 1916, flg. aux p. 28, 29, 32; etc. Sur le sarcophage reproduit M. Lavig., Suppl.. 1, pi. II, flg. 3, la tête du mort est entourée d'une bandelette.
7. C. /. S., 138 et pi. XXIX du t. I. Gseli et Bertrand. Musée de Philippeville, p. 68, pi. X, flg. 3. Ce' bonnet pointu est aussi une coilTure de divinité : voir infra, p. 299.
8. C. r. Acad. Inscr., 1901, flg. à la p. 586 (statuette on terre cuite), où cette calotte a les bords retroussés. On ne trouve pas de coiiïuros ayant la forme d'une calotte cylindrique, comme en Phénicie (voir, par exemple, C. I. S., \, pi. I; C. r. Acad. Inscr., 1902, pi. à la p. 200; Clcrmont-Ganneau, Rcc d'archéol. orientale, V, pi. I-II).
9. M. Lavig., 1, pi. IX. flg. 2; pi. X, flg. 1. Un personnage (igtiré sur une stèle funéraire de Hadès porte peut-être aussi un turban : musée .\laoui.
I)an. peut-être un insigne' : l'un de ces Carthaginois porte aussi une épitoge, l'autre est qualifié de rah.
Nous ne sommes guère renseignés sur l'habillement des femmes. Deux couvercles de sarcophages, dont l'un, trouvé à Soloiite -, en Sicile, paraît dater de la première moitié du V' siècle, dont l'autre, exhumé k Carthage^ est de la iin du IV* siècle ou du siècle suivant, représentent des mortes en pur costume grec. On peut se demander si les artistes grecs qui sculptèrent ces ligures se simt souciés d'être exacts. Cependant il semble bien qu'à l'époque des guerres puniques, les Carthaginoises aient été vêtues à peu près comme les Grecques, avec une longue robe, assez étroite autour des jambes, pourvue de manthos tourtes*, et, quand elles sortaient, un voile-manteau qu'elles jetaient sur leur tête et qui descendait presque jusqu'aux pieds''. L'usage des fibules (de la forme de nos épingles de nourrice) pour attacher les vêtements fut toujours peu répandu clu/, les Phéniciens d'Occident®.
1. CiMif. \c turban des prêtres hébreux : Josèphc, Antiq. JinL, III, 7, 3. § 157.
2. IVrrolet Chipiez. III. p. 18fl, fi-. \U. •\. M. fMvùj,, Suppl., I, pi. II, llg. 2.
4. Ceinture sous les seins : M. I.ai'ig., Suppl., I, pi. III (statue de prêtresse); Delaltrc. Bull. arcMol. du Comité, li)(J3. p. 2(i3 (stèle funéraire; de mémo sur plusieurs autres stèles; mais, en général, les femmes représentées sur ces mnnuinents n'ont pas de ceinture). Ceinture à la taille : M. Lavig., Suppl., I, pi. IV, dp. 7 (cette statuette jjorle, eu outre, deux bandes d'étoffe se croisant en X sur la poitrine et se rallacliant à la ceinture).
5. Stèles : M. Lavig., I, pi. I, flp;. 1 [numérotée .')]; Delattre, C. r. Acad. Inscr., 1901,. pi. I à la p. 5S4; Gauckler, pi. CCX.\,\II, en bas à giuche; etc. Statues funéraires : M. Lavig., Suppl., I, pi. I, flg. 1-3. — Une femme, qui était représentée sur un sarcophap;e en bois (m" siècle environ), parait avoir eu un costume particulier, formé de larpes bandes passant obliquement les unes sur les autres : Delattre, Un cercueil de bois, etc. [notice citée p. 78, n. :t], p. 6. Des statuettes féminines portent une cape : W. Lavig., Suppl., I, p. 23, 26, 27; pi. IV, llg. 3, .^-7. Pour une pèlerine à bandes parallèles, voir supra, p. 186, n. 2. — Sur l'image de la prétresse (M. Lavig., Suppl., I, pi. III), une coifTe en forme de klaft égyptien, enfermant les cheveux, semble être une parure rituelle; conf. une statuette en terre ruite (ibid., p. 23, pi. IV, lig. 3).
6. A Carthage, nu n'en a trouvé qu'un très petit nombre dans les plus vieux cimetières : Delattre, .Mémoires des Antiquaires de France, LVl, p. 312, Ûg. 37; p. 333, llg. .52; r.auekier, p. 36, 42, 48, 134 et pi. XCV. Il n'est pas impossible (pic certaines d'entre elles se rattachent ii un type grec : Déehelette, Manuel, 11, p. 854-5. Dans des lombes moins anciennes, les inventaires de P. Gauckler
Les hommes laissaient croître leur barbe*; ils portaient les cheveux courts.
Nous avons déjà mentionné diverses sortes de bijoux et d'autres parures ^ De même que les filles de Sion à l'époque d'Isaïe^, celles de Carthage se couvraient à profusion de ces objets de luxe. La mode disgracieuse de l'anneau de nez régna pendant longtemps dans la ville africaine, comme au pays de Canaan ^ : hommes et femmes en portaient ^ Les lourds colliers en verroterie, agrémentés de toute sorte de pendeloques et d'amulettes ^ le maquillage ' et sans doute l'abus des parfums* continuèrent à attester un goût barbare, peu docile aux leçons de l'hellénisme.
La circoncision était un rite usité chez les Phéniciens', comme chez les Hébreux et les Arabes. Mais, dit Hérodote *", ils y renonçaient quand ils vivaient mêlés à des Grecs. Y renoncèrent-ils en Afrique"? Nous le croyons volontiers, eu égard au
(p. 181-226, passim) mentionnent assez fréquemment des « flbuies » en bronze et en fer, sans les décrire; je n'ai pas vu au musée Alaoui de véritables libules répondant à ces indications. — A Gouraya : Gsell, Fouilles de Gouraya, p. 38-39 et lig. 21. A Thapsus : Bull, archéol, du Comité, 1899, p. ccix. Les fibules sont rares en Sardaigne : Patroni, Mon. dei Lincei, XIV, p. 140 et 179; Tararaelli, ibid., XXI, p. 140. On ne peut pas dire en quoi consistaient exactement les Jibulae qui, selon Tertullien, Axaient le manteau sur les épaules (supra, p. 185).