‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 211 sur 553 · Voir supra, p · texte numérisé non relu

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7. Tlierinai, (jui remplaça Himére, détruite a la llu du v" siècle, fut aussi une ville de civilisation ^recfjue.

8. \. Ilnlm, Gescliiclite Siciliens im AUrrlliuin, III. p. ."iSli, .")!)S-'.I, (i(l{l-2, ()3.")-6, (»4I. B.-V. Ilcad, llisloria nnmorum, 2" édit., p. 1:17. 138, ITiS. 161, l(i.")-6, 170. — Des épilnpbes de t^ens de Motvé (détruite en 398) sont en grec : Pace, Nol. degli scavi 191.5, p. 443.

9. Perrot et Chipiez, VII. p. 358, flg. 180. Une belle statue en bronze de Diane, tenant un arc et une torche, statue que les Carthagiiu)is prirent il Ségote, était certainement une œuvre grecque : Gicéron, Verrines, Act. II, I. IV, 33, 72 ; 34, 74.

femme, en costume dorique, couchée sur un sarcophage de Solonte'. A son tour, l'Etat carthaginois frappa en Sicile des monnaies copiées sur des monnaies grecques, avec l'image d'un palmier, qui ne s'expliquait que par le double sens du mot grec (Dohil -.

L'hellénisme n'avait du reste pas besoin de passer par la province punique de Sicile pour pénétrer à Carthage, dont le port était ouvert à tous les Grecs. Et ce n'étaient pas les Phéniciens d'Orient qui auraient pu détourner leurs frères de cette séduction. Eux-mêmes accueillirent la civilisation grecque, avant que la conquête d'Alexandre ne la leur imposât : dès le v" siècle, ils recevaient de l'art grec les sarcophages sculptés qu'ils déposaient au fond de leurs tombes, les images qui déguisaient leurs dieux en divinités de l'Olympe ^ Vers le début du siècle suivant, Straton, roi de Sidon, mérita d'être appelé « le Philhellène ».

Dans le même temps, il y avait à Carthage des aristocrates qui connaissaient bien la langue des Grecs et qui appréciaient leur culture. Le Syracusain Dion, beau-frère et gendre de Denys le Tyran, sut, quand il vint dans cette ville, y faire admirer son éloquence* et s'y créer des amitiés, dont il tira profit plus tard '\ Un des premiers personnages de l'Etat, appelé Suniatus par Justin, eut une correspondance secrète en grec avec Denys, contre lequel la République préparait alors une expédition. Lorsque le Sénat en fut informe, il vota, dit-on, un décret prohibant l'usage de cette langue ^ Mais ce décret, si vraiment il fut rendu, ne fut pas observé longtemps. Du iv*^ siècle date la traduction grecque du récit de l'expédition

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