‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 217 sur 553 · Journ. usiat., 1874, 1, p · texte numérisé non relu

Journ. usiat., 1874, 1, p

10. Gorges égyptiennes; colonnes ioniques, pilastres éoliques.

VIE ET MŒCRS DES CA HTll XM.MUS. 495

éla-^'cs et d'une jielite pyramide, se rallaclie au type ég-yplien de la pyramide dressée sur un dé ', type qui fut adopté par les IMiénioieus- (comme aussi par les (Irçcs), et dont les variétés furent nombreuses^ Quoique l'on n'ait trouvé, dans les cimetières de Cartbaare, au-dessus des caveaux creusés à une {^'rande profondeur, aucun débris permettant de croire à l'existence d'édifices semblables *, il n'est jias téméraire de rej^Mnier ce mausolée comme un monument d'artliitecture punique, le seul qui soit parvenu jusqu'à nous.

Les Phéniciens oui apporté en Afii(}ue les procédés de construction dont ils se servaient dans leur patrie et qu'ils avaient reçus soit de rÉj^ryple. soit de la Habylonie. l*our les soutènements, les remparts, lesjetées. ils aimaient à employer d'énormes blocs quadran^'ulaires, façonnés au coin et à la masse, et non taillés au ciseau, superposés en assises régulières, sans mortier sur les lits et les joints : des vestiges de ces murailles en grand apjiareil subsistent à Carthage (le long de la côte orientale)^, à Ilippone', à Lixus".

Ils ont aussi construit en menus matériaux agglomérés : moellons liés par un mortier de chaux et de sable. A Carthage, le noyau du mur de mer est ainsi constitué, derrière un parement en pierres de taille', dette maçonnerie de blocage, d'origine orientale', a été, on le sait, fort en faveur chez les Romains, qui l'ont peut-être empruntée aux Carthaginois'".

1. Ce dé était prirnitiveincnl un maslaba, tombeau quadraagulaire terminé en haut par uni; iilate-lorme : c.(mf. Maspero, L'archéologie égyptienne (édit. de lUUT) p. Ji7-S.

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