Delattre, /.es lomheaux puniques de Carthage, p
4. Conf. Choisy. Hist. de l'architecture, I, p. 287. \ Pompéi, à ré|)0([ue saiii-
nite : Thédenat, Pompéi, Vie priver, p. 46. Etc. Le tuf. dit Pline (XXXVI. 166),
ne convient pas aux constructions, parce qu'il est mou et dure peu. Pourtant certains lieux ne possèdent pas d'autre pierre, par exemple Carlba-^e en Afrique. L'air de la mer le rnnpe, le vent l'i^lfrite, la pluie l'entame en le battant. Ou prend soin de protéfrer les murailles avec de la poix, car un enduit de chaux les corroderait. De là, ce mot plaisant : • Les Carthajïïrinois se servent de la poix pour leurs maisons et de la chaux pour leurs vins ». Comme le fait remarquer .M. .Vudollent (Cnrlhnge romaine, p. 627), ce passaf^e parait s'appliquer à la Carthap-e romaine. Nous iirnorons si, dans la première Carthage, on avait recours au même mode de préservation.
5. Cependant on trouve parfois à Suici et à Nora des colonnes grecques (ioniques, cannelées), portant un entablement égyptien : Perrol, III, p. 233, fig. 103; Patnmi. Mon. dei l.incd, XIV, pi. XXIII, fig. 2, d.
6. Nous constatons le même style mixte en Orient : par exemple, h» célèbre tombeau dit d(> Zacharie, dans la vallée du Cédroti, à Jérusalem, oITri* des colounes ioniques et une gorge égyptienne, que surmonte une pyramide.
ments grecs de diverses origines, employés souvent pêle-mêle, en dépit des règles classiques'. Dans le milieu routinier qui les a admis, ces éléments se conservent avec plus de ténacité que chez les Grecs eux-mêmes -.
Fréquent, en tout temps, est l'entablement appelé gorge égyptienne ^ . un bandeau lisse, une baguette, un large cavet, recourbé en quart de cercle, enfin, au sommet, une petite bande plate. Le disque solaire, flanqué de deux serpents et pourvu de deux longues ailes, était un motif égyptien, très propre à orner les linteaux qui surmontaient des baies; les Phéniciens, l'ayant adopté \ le gardèrent, en Occident comme en Orienta Un autre motif égyptien, une rangée de serpents dressés, se retrouve sur des stèles de Sardaigne^' et d'Hadrumète \ mais rarement à Carthage *. D'origine assyrienne
1. Sur certains monuments africains postérieurs à la première Carthage, sont représentés des édifices avec des colonnes très courtes, qui pourraient être de tradition punique : monnaies du début de la Cartilage romaine (L. Miiller, Numism., II, p. 149); monnaies de Sabratha et de Thœnai {ibid., p. 27 tt 40); caisse funéraire en plomb, de Gherchel (Gauckler, Musée de Cherchel, flg. aux p. 67 et 68); autel (?) en pierre, de Constantine (Doublet et Gauckler, Musée de Constantine, flg. à la p. 39). Ces proportions courtes ne se retrouvent pourtant pas dans les colonnes du mausolée de Dougga, ni dans les édicules qui sont figurés sur les stèles de Carthage.
2. Cet archaïsme routinier, dans l'architecture comme dans la sculpture, ne fut pas, du reste, propre à Carthage. On le constate en Chypre, en Lycie. en Étrurie, en Gampanie, en Espagne, même dans la ville grecque de Marseille (Jullian, Histoire de la Gaule, I, p. 4.30-1).
3. Bas-relief de Carthage, du vi* siècle : Gauckler, Nécrop., pi., GLXVIl (moulures de socles). Couronnement de petits autels trouvés dans des tombes anciennes : par exemple, M. Alaoui, pi. XI, n" 2; Gauckler, pi. G(^JIl et GCIV. Mausolée de Dougga : Saladin, Nouv. Arch. des missions, II, p. 462-3, 479-480. Mur resté debout à Malte : Perrot, III, p. 375, fig. 261 ; Mayr, Die Insel Malta, p. 90, Hg. 30. Édicules représentés sur des stèles sardes : Perrot, III, p. 253, (Ig. 193; p. 310, fig. 233; Patroni, Mon. dei Lincei, XIV, pi. XXIII, flg. 2, 6 et c; pi. XXV, flg. 1 et 2.
4. Perrot, III, p. 111, flg. 48; p. 126. fig. 68. Dussaud, Rev. archéoL, 1903, I, p. 124. Klc.
5. Fréiiuent sur les stèles de Carthage : C /. S., 674, pi. VII du t. II; 928. pi. XII; 3120, pi. LXIV ; etc. Sur une stèle d'IIadrumète : voir infra, p. 199. Sur une stèle de Suici : Perrot, III, p. 2.')3, fig. 193.
6. A Sulci : Perrot, /. c. et p. 310, flg. 233. A Nora : Patroni, L c, pi. XXIII. flg. 2. c et d; pi. XXIV, fig. 2 et 4.