‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 22 sur 553 · XVII · texte numérisé non relu

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8. Salinas, dans Noti:ie degli scavi, 1884, p. 328 et pi. V; Herser, Musée Lavigerie, I, p. 48, n. 4. Cependant la région de Sélinonle produit aujourd'hui et produisait sans doute duus l'antiquité des vins excellents ; Fougères et Hulot, Sélinonte, p. 29.

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et à Krvx'; on a aussi exhumé de ces jarres dans, des villes i^Tecquos du Sud-Est de l'île-. Peut-être avaient-elles contenu du vin d'Afrique. Pourtant, en général, nous ne saurions uflirnier que le vin dont les Phéniciens d'Occident faisaient commerce ait eu pour origine le territoire africain de Carthage. Au iv siècle, le Pseudo-Scylax ^ prétend que les marchands qui fréquentaient l'île de Cerné en achetaient aux Ethiopiens de la côte voisine : ce qui, du reste, n'est guère vraisemblable *.

D'autre part, les Carthaginois en importaient pour leur consommation. Agrigente leur en fournissait au y' siècle ^ En ce temps-là, la viticulture devait être peu développée chez eux. Mais, entre la seconde et la troisième guerre contre Rome, dans le demi-siècle qui précéda la destruction de leur ville, leurs vignobles ne suflisaient pas encore à leurs besoins, ou, du moins, ne donnaient pas d'assez bons vins pour écarter la concurrence étrangère. De très nombreux débris d'amphores rhodiennes, datant de cette époque, ont été recueillis dans les ruines de Carthage *. On importait aussi, mais en bien moindre quantité, des vins campaniens\

Au v* siècle, des oliviers étaient cultivés, nous l'avons vu % dans l'île Kerkenna; à la fin du iv* siècle, dans le Nord-Est de la Tunisie ^ Selon un auteur du Bas-Empire*", Ilannibal «aurait rempli d'oliviers la plus grande partie de l'Afrique »; il les

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