‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 238 sur 553 · Sur ce Glitomaque, voir t. 111, p · texte numérisé non relu

Sur ce Glitomaque, voir t. 111, p

11. Papyrus d'Herculanum : S. Mekler, Acadetnicornin philosoplioruin indc.r lierailanensis, p. 81). Etienne de Byzance, s. v. Kap/r|£ujv (à vingl-luiil ans, dit-il).

VIR ET MŒL'FIS DES CAHTIlAlilNOIS. 215

moins iliirne de foi, il serait rest»' dans sa patrie jusqu'iV quarante ans et y aurait déjà fait métier de jiliilosophe '. Plusieurs ex-voto jiuniques nomment des médecins-.

On ne voit pas. d'ailleurs, que Cartha^^e ait contribué au jirogrès des sciences spéculatives. Ses écrivains paraissent avoir composé surtout des traités de notions utiles. L'aristocratie était assez hellénisée {)our se montrer sensible aux choses de l'esprit; des femmes mêmes y prenaient ^oùt : la fameuse Sophonisbe était, assure-t-on, aussi instruite dans les belleslettres que bonne musicienne \ .Mais la civilisation punique n'a produit ni savants, ni poètes, ni penseurs; du moins, l'histoire n'en connaît aucun. Térence, poète latin, Clitomaque, philosophe j^rec, ne furent carthaginois que par leur lieu de naissance.

Les Cartha^'inois passaient cependant pour des hommes fort intelligents*. Mais cette intelligence était celle qui, se mettant au service de l'intérêt personnel, sait découvrir, pour arriver à ses fins, les moyens les plus ingénieux, les ruses les plus subtiles^. A propos d'un certain Bostar. officier qui se laissa sottement mystifier par un Espagnol, Tite-Live* remarque que la race punique n'était pas coutumière d'une telle naïveté. Douée d'un grand sens pratique, elle savait s'adapter aux circonstances, profiter des occasions, tourner les obstacles, faire preuve dans l'action d'une volonté aussi souple qu'opiniAtre. Et, lorsque la conduite à tenir ne pcmvait plus être douteuse, cette volonté

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