Diof^ène I^acrce, IV, ti
3. Dion Cassi us. /rnym. .')(», .')4, édit. Mi-Ibcr: conf. Zonarns, l\. II. p. i'M\. b.
4. Cii'-iTon, Acad., II. '.i\, '.IS : « Hniiio... aciiliis. ut PotMius ».
."). Ciiiif., par cxiMiipli', Valfir-MaxiiMc. VII, 4. 4 : - illa lolo Inraruiii (nhc ififatriis punii-a callidilas -.
ti. .\.\ll, 22, lô : ^ lioiiiiiii nijii ad irtera puiiica iiii^niia callido >.
s'affirmait avec une énergie qui allait jusqu'à l'héroïsme. La défense suprême de Carthage contre les Romains est, comme celle de Motyé contre Denys, comme celle de Tyr contre Alexandre, un titre de noblesse pour les Phéniciens, ce peuple de marchands.
On reprochait aux Carthaginois leur passion pour les plaisirs sensuels'. Cependant la famille était fortement constituée chez eux. Ils se souvenaient de leurs ancêtres et les énuméraient sur les inscriptions ^ Rarement, dans ces généalogies, apparaissent des femmes % dont la mention semble indiquer une naissance illégitime. Nous ignorons si la polygamie était admise, — comme partout où elle existe, elle n'aurait pu être qu'une exception* — ; si, dans cette ville où la déesse Tanit Pené Baal avait le pas sur Baal Hammon, la condition des femmes était très inférieure à celle des hommes. Jusqu'au IV'' siècle, la plupart des tombes carthaginoises ne contiennent qu'un ou deux corps; quand il y en a deux, ce sont ceux d'un homme et d'une femme '^ : indice d'un état social où l'épouse, unique, était une compagne, non une servante. Mais, sur les ex-voto, les dédicants sont en général des hommes : d'où l'on pourrait conclure que les femmes restaient confinées dans leur foyer et que leurs maris ne les associaient pas, même de nom, aux hommages rendus par eux aux divinités ^ D'autre part,
1. Justin, XXXII, 4, 10-11 : « Constat llannih.ilem... pudicitiafn... tantam inler tôt captivas hahuissc, ut in Africa natum quivis negarel ». A Carthage, un « préfet des mœurs », mentionné par Cornélius Népos {Amilcar, III, 2), aurait été chargé de mettre un terme à de trop gros scandales.