Voir infra, p
6. Vassel, C. r. Acad. Inscr., 1009, |). 260. — Assez souvent, sur les inscriptions oii elles figurent, les femmes n'indiquent pas leur père (C /. S., 430, 441, 024, 760, 8.59, etc.; conf. au n° 1407), peut-être parce que, légalement, elles n'en avaient pas. On peut se demander si ces Carthaginoises de naissance irrégulière n'avaient pas aussi une vie irrégulière, qui les aurait rendues plus libres
(les femmes étaient appelées à des sacerdoces, devenaient grandes prêtresses, avec autorité sur un clerjii^é des deux sexes'. Les seules dont les historiens fassent mention, Soplionisbe et l'épouse du dernier général de Carthage, Asdrubal. ne furent nullement de pâles figures de liarcin.
Nous parlerons des sentiments religieux chez les Carthaginois -. Constatons seulement ici que la crainte des dieux ne fut pas pour eux un frein moral. Les étrangers s'accordaient à les accuser de très grands vices.
D'abord une rapacité, un amour de l'argent' qui leur faisait commettre sans hésitation des actes indélicats ou malhonnêtes; on prétendait que le grand Hannibal lui-même ne valait pas nneux à cet égard que ses concito3'ens \ Une insigne fourberie, reproche qu'Homère adressait déjà aux Phéniciens '. Menteurs, perfides, déloyaux : telles sont les épithètes dont on charge couramment les Carthaginois ". Ils trompent même leurs dieux, pourtant si redoutés : ils les frustrent des victimes qu'ils leur doivent', ils violent impudemment les serments qu'ils leur ont faits ". Personne n'ignore ce que les Romains entendaient par ces deux mots : fides punica, « la foi punique ». Les « conventions phéniciennes'^ » étaient celles que l'on concluait avec
que les femmes mariées. L'indication d'un mari est rare sur les ex-voto (C. /. S., 232, 38.5, 41."), 627, 2192, 2047). Elle est relativement plus fréquente sur les épitaphes.