‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 250 sur 553 · c. /. s., pi. I du t. I · texte numérisé non relu

c. /. s., pi. I du t. I

2. l'omi)onius Mêla, III, 40 (il dit que le temple de cet Hercule égyptien fut fondé par des Tyricns). Pliilostrate, Vie d'Apollonius, II, 33; V, 4.

3. SoloQ Silius Itnlicus (III, 24 et 28), ses prêtres, comme les Isiaques, se rasaieut la tête et portaient des vôtemenls de lin.

hommaire quand l'intérêt ou la crainte le leur commandaient. Ils ollVirenl des dons au Jupiter du ('.apitoie et à l'Apollon de Délos '. Ils consultèrent l'oracle de Deljjlies-. Kn Italie, Ilannil»al alla, avec une partie de son armée, au lac Averne, pour y célébrer un sacrifice '; il honora la Junon du cap Lacinien*. (le fut pour apaiser Déméter et sa fille, irritées d'un sacrilège, que Cartha<:e leur éleva un sanctuaire. En adoptant Ammon, dieu principal des Libyens, elle chercha j)eut-ètro à se concilier le maître du pays qu'elle avait conquis.

.Vu-dessous des grands dieux, nationaux ou étrangers, auxquels s'adressaient les cultes publics, d'innombrables démons remplissaient lunivers et pouvaient intervenir dans les affaires des hommes. Il importait de les empêcher de nuire. On se préservait d'eux par des amulettes.

Parmi les dieux ofGciels, il se fit une sorte de classement hiérarchique, qui tenait compte, non seulement de leur importance dans le gouvernement de l'univers, mais, plus encore, du rôle qu'on leur attribuait dans la protection de la cité. Ce classement variait donc selon les villes : à Carthage, ïanit Pené Haal avait le pas sur Baal Ilammon; à Cirta, c'était le contraire, (ihercha-t-on à codifier les croyances, à grouper dans un ordre harmonieux la multitude des dieux, à rapprocher ceux qui étaient semblables ou identiques? C'eût été une tâche de théologien ou de philosophe : elle n'aurait guère eu d'influence sur le peujtle, plus soucieux des rites que des conceptions de l'esjtrit. Nous ne savons pas si elle fut entr<'|irise. Des Carthaginois se sont-ils élevés à l'idée d'un Dieu suprême, dont les divers dieux n'auraient été que les aspects et les modes? Nous n'en avons Miiciine preuve. Hien ne révèle non plus des ten-

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