Til.-Liv.-, XXIV
4. Pour l'iusr.riplioii qu'il fit placer dans le sanctuaire de cette déesse, voir p. 17!S.
dances panthéistes dans la religion phénicienne. De la nature, elle distinguait nettement les divinités*.
Souvent les fidèles unissaient plusieurs dieux dans leurs hommages. Le meilleur exemple de ces associations est le couple de Tanit Pené Baal et de Baal Hammon, auquel sont dédiés tant d'ex-voto de Carthage et qui se retrouve en d'autres lieux. Dans un double sanctuaire de la capitale, c'étaient deux déesses que l'on adorait, Ashtart et Tanit du Libanon. Des inscriptions nous font connaître des associations qui n'ont pas été expliquées d'une manière certaine : Eslimoun Ashtart, Cid Tanit, etc. ^. Dans le traité conclu entre Hannibal et Philippe de Macédoine, les dieux invoqués sont énumérés par groupes de trois '.
Sur une plaquette découverte à Carthage*, sur des stèles recueillies à Hadrumète% à El Kenissia près d'Hadrumète'^, à Lilybée^ enfin en Sardaigne % se voient trois cippes, dressés
1. Le dieu du ciel est Baal Shamiin, c'est-à-dire « le Maître des Cieux », non le GieU Dans le traité d'Hannibal et de Philippe, sont pris à témoin Zeus,
. Héra, etc., puis le soleil, la lune, la terre, les fleuves, les lacs, les eaux. Il est probable que la rédaction est incorrecte et ([u'il s'agit, en réalité, des dieux qui régnent sur le soleil, la lune, etc. Les noms Abdshemesh, ■< serviteur du Soleil » (C. /. S., 1293 [?], 2277 [?] et en Orient), et ShemeslisliiUek, « le Soleil (1') a libéré » (C. /. S., 1273), sembleraient attester que le soleil était adoré comme un dieu; mais il convient sans doute de les interpréter de la môme manière. 11 n'est pas prouvé, en effet, qu'il y ait eu chez les Phéniciens un dieu appelé Soleil, comme chez les Babyloniens et les Araméens. Conf. Baudissin, Adonis, p. 11.