Abdrabbnt : C. /. S., 22fi
9. La prononciation Mille est garantie par des transcriptions grecques et latines : 'IfitAXwv, 'IjxiA/.a;, Himilco (t. II, p. 180. n. 5); Miichaton, Milcaton (C. /. L., VIII. US. 1. 8; ibid., 10525, 1. 11); etc.; conf. F. Baethgen, lieitràge zur seniitiscken Kcligion^igcschichlc (Berlin, 1888), p. 37. Hfilichus, nom d'un roi mythique d'Espagne (Siliua Italicus, III, i04j, a été sans doute formé d'après le mot phéaiciea. Jamai^'
fréquents dans les noms théophores : i\Jilkyaton, Abdmilk^ Himilk, •Himilkal, Hotmilkat, Amatmilkat, etc. Melqart, qui est une forme contractée de Melek qart, « le Roi de la ville » désignait le principal dieu de Tyr, identifié par les Grecs avec Héraclès. Il convient d'admettre que, dans les noms théophores tyriens, Melek représente Melqart. Peut-être, quand ces noms émigrèrent à Carthage, Melek, Milk continua-t-il à s'appliquer au Roi de la métropole, lequel fut toujours très honoré par les Carthaginois*. Milkat peut représenter Astarté ou, à Carthage, Tanit Pené Baal. Sur une inscription punique oîi ce mot figure \ on distingue mal s'il est un titre accompagnant le nom d'une déesse, ou s'il désigne à lui seul une divinité ^
La plupart des érudits* regardent comme un nom propre TNT (TYNT sur quelques stèles de Constantine^), que l'on transcrit conventionnellement Tanit et dont la prononciation est inconnue®. Cette opinion pourrait n'être pas fondée. Sur les
les Phéniciens n'ont prononcé Moloch, forme adoptée par les traducteurs grecs de la Bible (Moaô-/)-
1. Sur des inscriptions de Constaiitine et sur une inscription d'Althiburos, le titre Melek adam, <■ Roi du peuple •>, parait se rapporter ;i des dieux : Rép., I, :V.]ti et 339; Berger, Jourra. asiat., 1887, 1, p. 4ti7. Sur d'autres stèles de Constanline, ce titre est donné, scmble-t-il, à de simples mortels : Rép., 334 et 335.