Rép., I, 18. Voir infra, p
3. L'inscription carthaginoise C. I. S., 198, paraît mentionner une Milkat de Miçraïm, c'est-à-dire une déesse égyptienne. Une déesse, dont le nom serait mutilé, est peut-être qualiliée de milkat sur une inscription de Leptis la (îrande, de l'époque romaine : C. I. L., 'VIII, 7; Berger, Rev. d'assyrioL, II, p. 42. Sur une inscription néopunique trouvée à Bir Tlelsa, la présence du terme Milkat, dans le sens de « Reine », est fort douteuse : Dussaud, Rull. archéol. du Comité, 1914, p. C19.
4. Voir, entre autres. Berger, Journ. asiat., 1877, I, p. 147.
5. Berger, dans Actes du XI" congrès des Orientalistes (Paris, 1897), IV section, p. 277. Rép., I, 3.30. Chabot, Journ. asiat., 1917, II, p. 55 (Costa 26) et 61 (C. 63).
6. J. Halévy {Rev. sémitique, IX, 1901, p. 260) suppose que l'on prononçait Tint (Tinnt); Ph. Berger {Actes, l. c), Taïnit, ou Ténet; M. Dussaud (Journal des Savants, 1907, p. 43), Tênt (Tennt). Sur un petit bloc de marbre, recueilli à Carthage, au môme lieu qu'un très grand nombre d'ex-voto puni(]ues à Tanit Pené Baal, on lit cette inscription latine, bien plus récente : Taintida (C. /. L., Vlll, 13327; une autre face oiïre une dédicace à Saturnus : ibld., 12494). S'agit-il de la déesse, comme on l'a supposé (C. I. S., t. I, p. 288)? Je n'oserais pas trop l'aflirnier. En tout cas, la correction Tanitida serait arbitraire. H n'y a pas de bonnes raisons de croire que la ville de Tunis (appelée Tuvriç, Tùvi; dans des tt^xtes grecs) ait emprunté son nom au nom divin dont nous parlons : hypothèse de Geseuius,
ex-voto carthag^inois, le mot Taiiit n'est pas employé seul : toujours le terme Pené Baal le suit'; c'est aussi Tanit Fené Baal. et non Tanit, qui est mentionni'e sur «les textes trouvés à Constantine et ailleurs-'. D'autre part, un double san<tuaire fut élevé dans (^arthage « à Aslitart et à Tanit du Mhanon »^ 11 est douteux que Tanit du Lihanon, mentionnée après Astarté, ait été identique à Tanit Pené Haal, qui |)araît bien avoir occupé le premier ran^ parmi les divinités puniques*. Il existait aussi à Carthage un temple de « Cid Tanit Méarat »^ Ce f2;^rou[)e de mots est assez énigmati(jue : si nous avons aiïaire à une Tanit adorée dans le quartier de Mégara", elle ne devait {)as se confondre avec Tanit Pené liaal, qui avait probablement son temple au milieu de la Cité^ On est donc conduit à se demander si Tanit n'était pas un nom j^^énérique, ou un titre qui se serait appliqué à diverses déesses". Il entre dans la composition de plusieurs noms lliéophores'; mais on n'en peut rien conclure, des titres (Haal, .Milkat, etc.), aussi bien que des noms propres (Eshmoun, Sakkùn, etc.), représentant des divinités dans ces noms. Il ne se trouve guère qu'en Occident '"; peut-être n'est-il pas d'origine
Monuminta, p. 117, adiniso par M. Clcriiiont-Gaunoau, L'imagerie phénicienne (Paris, ISSU), p. 119; contra : Tissot, Géographie de La prov. rom. d'Afrique, II, p. lO'J.