C. I. S., I, 13K. pi. XXIX du t. I
Kl. Gaiickler, Musée de CUerrliel. pi. Il, II-. 4.
11. A repoipie romaine, le croissant, aux cornes dressées, llfrure au soinnut de stèles dédiées (i Saturnus (C. /. /.., viii, «32S-'.»331). 1238S et suiv., 2(ixri2. 2ll".l()(i-7, 20UG9 a; Gauckler, Nouv. Irrk. des missions, XV, 1907, p. 483 et suiv.; Hull. arclu'ol.
Sur deux stèles africaines, le croissant (aux cornes dressées) et le disque qu'il enveloppe sont tenus par des personnages. A Hadrumète, ce sont deux femmes, représentées à mi-corps et formant la partie supérieure de deux colonnes qui portent un entablement'. Malgré le rôle architectural qu'elles jouent, il faut reconnaître en elles des images divines, car elles ont la tête surmontée d'un disque solaire. Mais cette coiffure montre qu'il ne s'agit pas d'une déesse exclusivement lunaire. D'ailleurs, l'ex-voto était-il destiné à Tanit Pené Baal? il est dépourvu d'inscription. A Carthage, c'est une femme ailée, placée dans une niche cintrée^ : vraisemblablement la déesse invoquée dans la dédicace, Tanit Pené Baal, dont le caractère lunaire serait ainsi affirmé d'une manière assez nette.
D'autres images, très fréquentes sur les stèles, paraissent prouver l'importance de la lune dans la religion carthaginoise. Les enseignes sacrées, dites caducées, se terminent en haut par un demi-^cercle, qui est, à notre avis, le croissant lunaire ^ Le symbole divin que l'on appelle le signe de Tanit offre, à sa partie supérieure, soit un cercle dont la nature peut être discutée, soit, moins souvent, un croissant lunaire retourné'*. Il est vrai que caducée et symbole n'ont pas été, ou du moins ne sont pas restés des emblèmes propres à Tanit Pené Baal^
Plus tard, cependant, ce symbole, devenu une image à forme humaine, tient quelquefois, de ses bras levés, un croissante Assurément, on a voulu représenter ici une divinité lunaire. Nous allons voir qu'à l'époque romaine, une déesse figurée auprès d'Ammon est sans doute celle qu'auparavant les Cartha-
du Comité, 1904, fig. à la p. 481), à Baal llainmon (ibid., 1899, p. CLii). Il osl très fréquent sur les stèles funéraires (voir Toulain, licv. des études anciennes, XIII, 1911, p. lGO-175).