T. II, p. 291, n. 5; p. 292, n
5. L. Millier, Numism., III, p. 53, n" (13 (il attribue cette monnaie à Hippone et à Tipasa).
(■>. Depuis une époque lointaine, selon Dussaud, Rev. archéoL, 1903, 1, p. 126, et Rev. de CÉcole d'anthropologie, \\\', V.H)i, p. 108; Lagrange, Études, p. 129; Honzevalle, Notes et études d'archéol. orientale, 3" fascicule, p. 66; Nielsen, Z. d. d. morgenl. Gesellscliaft, LXVl, 1912, p. 469 et suiv. Contra : liaudissio, Adonis, p. 19.
LES DIRl'X. 2'i5
invoquer que des textes très tardifs ' ; il ne faudrait pus ref^-^ardcr C(»nuno une preuve le calembour qui a rapproché le nom divin Aslitart, ATràoTr,. du mot j^rec àT-rrV:. astre*.
Comme d'autres déesses asiatiques, Islitar en Hahylonie ' et en Assyrie, Ma en Cappadoce, Anat en Syrie, Allât chez les Arabes septentrionaux, comme l'Kjjyptienne Nît, Ashtart est une divinité ji:uerrière *, du moins en certains lieux ^ Est-ce pour mieux j)rotéi:er ceux qui l'adorent*? J'ignore si cette explication est exacte; en tout cas, d'autres ne semblent pas meilleures.
Des textes jurées et latins appellent "Hpa, Inno, une déesse carthairinoise \ d'orifj:ine orientale ^ Elle lit^ure. après Zeus, en tête du serment par lequel Ilannibal et ses compaj^nions s'engagent à observer le traité conclu avec Philippe de Macédoine^. On mentionne son temple '", ses prêtres ". Servius affirme '- qu'à l'époque des guerres puniques, les Romains accomplirent les rites nécessaires pour priver la cité ennemie de son assistance. Quand, en 12^^-122, ils décidèrent de relever Carthage, ils donnèrent le nom de lunonia à la colonie nouvelle ". Dans
1. Suidas, s. v. 'ATTâptr,. et d'autres, cités par .Movors, Die Phonizier, I, p. (KKl.
2. L'attribution do la plaiièto Vénus à Aphrodite (au iV siècle : dialojriu' platonicien Epinomis, p. 987, 6; Arislote, Metapkys., .\1, 8, 0) a été très probahltîment un etiipruut des Grecs au.\ Chaldéens, et non pas aux Flicniciens.