I. S., I. pi. I du t. I
9. Philon de Byhlos, II, 24 : Astarté se coiffe d'une léte de taureau eu gui»e d'iusigue royal, puis se rend à Tyr, ou elle établit un culte.
aux déesses égyptiennes Isis et Hathor'. Pour l'Occident, on pourrait mentionner des monnaies frappées dans l'île de Gaulos (Gozzo). Elles représentent une tête féminine, nue ou casquée, entourée d'un croissante II s'agit donc d'une divinité lunaire. Peut-être est-ce Ashtart, qui avait un sanctuaire dans l'île ^; il est également plausible de proposer le nom de Tanit Pené Baal. Ces monnaies sont de date assez récente, postérieures à la domination carthaginoise, qui dut prendre fin à Gozzo en l'année 218 \ Sur une monnaie africaine à légendes néopuniques, sans doute frappée au i" siècle avant notre ère, on voit, d'un côté, la tête d'un dieu barbu, surmontée d'un astre rayonnant, et, au revers, celle d'une déesse voilée, surmontée du croissant entourant le disque ^ Cette maîtresse de la lune, opposée d'une manière si claire à un maître du soleil, avait-elle pour nom Ashtart? Tanit Pené Baal? Nous ne saurions le dire.
En Babylonie, la planète Vénus appartint à Ishtar d'Erech dès une antiquité fort reculée. On a cru qu'elle fut de même attribuée à l'Astarté phénicienne ^ Mais cette hypothèse ne peut
1. Voir aussi l'image (trouvée eu Syrie) d'une déesse nue, probablement Astarté, qui porte la même coiiïure : Perrot et Chipiez, III, p. 77, fig. 26; de Ridder, Coll. de. Clcrcq, III, p. 137, n" 213, pi. XXXIV. De mémo, une déesse trônant, figurée sur une base votive découverte dans le Liban : Dussaud, Rev. de Chist. des reliijions, 1913, II, fig. à la p. 62 (il croit (jue c'est, non Astarté, mais Atargatis, la Déesse syrienne). — Une déesse adorée plusieurs siècles auparavant parles Cananéens, et qui était sans doute Astarté, était parfois représentée avec des cornes, mais ce n'étai(Mit pas non plus les cornes du croissant lunaire : voir H. Vincent, Canaan, p. 164 et fig. 107. Pour le nom do lieu AsIUarot Qarnaïm (Genèse, XIV, 5), dont on fait un argument en faveur de l'Astarté lunaire, voir Baudissin, Realencykl. f. prot. Thcol., II, p. 154.
2. A. Mayr, Die antiken Miinzen der Insein Malta, Gozo und Pantellcria (Munich, 1894), p. 21; planche, lig. il et 12.