Enéide, I, 16-17. Conf. Ovide, Fastes, VI
trouvaiont les armes ot le char de Junnn : on lui attril)iiait donc, cunnne à Astarté. un caractère guerrier. D'ailleurs, — saint AufTUstin le dit très nettement'. — ceux qui s'exprimaient en langue punique donnaient à .lunon le nom d'Astarlé.
L'Ashtart des Phéniciens (rdiieiit fut identifiée par les Grecs avec Apliiodite - : cette assimilation parait avoir été faite tout d'abord dans l'Ile de (^hvpre, où les deux peuples se trouvèrent en étroit contacta En Sicile, la déesse que les Klymes adoraient au sommet de l'Eryx fut' nommée Aj)hrodite par les Grecs, puis Vénus par les Latins. De leur côté, les Phéniciens l'appelèrent Ashtart, mais ce n'était point une véritable Astarté*. S'il n'est pas impossible qu'en Occident l' Astarté phénicienne ait été çà et là identiliée avec Aphrodite-Vénus ^ nulle part nous n'en avons la preuve ^ En règle, ce sont les noms d''npa, de
I. Quacst. in Heptnleucluini, VII, IG : « Iiiiio siur diibitatioue al) illis (il s'ap;it (It's l'uiiici) Asiarle vocatur ■.
1. Voir, entre autres, Pliiloii de Hylilns, 11. 24; Cicéroii, \at. dcor., III, 23, .59: C. /. S.. I. 11.5.
3. Diissaud, Rev. de l'École d'antliropologie, XIV. 1904, p. 108.