Cuniont, L c
7. C. I. /.., VIII, 1424. linll. archM. du Comité, 1005, p. cCi; 1917, p. 90, n"' 4 et T). Conf. C. I. L., 111, 10407; Martianus Capella, I, 58.
d'une Junon dont le si-jour de prédilection est Carthai^^e : dresse vierge qu'un lion transporte à travers le ciel'.
Caelestis exerce une influence bienfaisante sur la fr-conditi' de la nature. Elle provoque les pluies qui font croître les moissons"; une inscription lui donne l'épithète de spicifera^, « porteuse d'é[>is ». Maîtresse du ciel, — ce qu'indique son nom, — elle est spécialement une divinité lunaire, — ce que laisse supposer une dédicace africaine invoquant Diana Caelestis^; ce qu'affirme nettement Hérodien ^ Elle est quelquefois appelée Forluna^, nom qui la rapproche des Tychés, portant une couronne lourelée, comme de la déesse des bandeaux sacerdotaux'. Elle-même porte cette couronne ^ Enfin, comme Astarté • l la Junon punique, (die est une divinité guerrière : une inscri|)tion de Tunisie mentionne sa cuirasse ^
La question est de savoir si Tanit Pené Baal et Ashtart, identifiées l'une et l'autre avec Iléra-Junon à l'époque punique, appelées l'une etl'autre Cae/es/z'sà l'époque romaine, étaient deux noms d'une seule déesse pour les Carthaginois eux-mêmes '".
1. Voir aussi C. I. L., VIII, 10810^4033, où la Junou invoquée est cerlainemptil Caeleslis. Un bas-relief trouvé en Tunisie représente une déesse (|ui chevauche un lion, animal consacré à Cacleslis, et qui est flanquée de deux paons, oiseaux de Junon (M. Alaoui, Suppl., p. 69, n" 1136). C'est donc luno Caeleslis.
2. Tertullien, ApoL, 23 : « pluviaruin pollicitalrix ». Conf. C. T. L., VIII, 10810