‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 295 sur 553 · Toutain, Cuites, 1" partie, I, p · texte numérisé non relu

Toutain, Cuites, 1" partie, I, p

3. Audollent, dans Mélanges Cagnat (Paris, 1912), p. 359 et suiv.

4. Dans Virgile (Enéide, IV, 58-59), DidoQ et Anna oiïrent des sacrifices

« Legiferae Cereri, Phoeboque, Patrique Lyaeo, lunoni ante omnes, cui vincla iugalia curae ».

Selon M. Baudissin (Adonis, p. 304), Gérés représenterait ici Tanit Pené Baal. et Junon, Astarté. Il se peut que Virgile ait voulu mentionner des divinités ([ui furent vraiment adorées ù ('arlhagc. Mais ne s'agit-il pas de la Déméter grecque, (jui y fut introduite au début du iv° siècle? Gomme Servius le rcmartiue, l'expression Ceres légiféra répond à Ar)ixriTr,p (-Deaixoçôpo; (conf. P. Foucart, Les mystères d'Eleusis, p. 62). Le poète ne se serait pas l'ail scrupule de commettre un anachronisme, à sup|)oser qu'il s'en soit rendu com])te. 11 ne faut jias chercher une exactitude rigoureuse dans ce |)assage, qui attribue à la Junon phénicienne le rôle de la luno pronuba des Uoiiuiins.

5. Noter en particulier <|ue, dans rAI'ri(]ue sept(>ntrionalo comme ailleurs, ou immolait à Démétor-Gérés des porcs (conf. p. 44), victimes que les Phéniciens n'olfraicnl pas à leurs dieux (Porphyre, De abstin. ab esu animal., I, 14; conf. Silius llalicus, 111,22-23).

0. C. I. L., Vill, 1838 = 16498 (j'ai vu celle inscription : il y a Pluloni), 16693.

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Il est vrai que Tertullitii ' |)arle d une Ceres africana, qu'on a vuulu opposer à la Ci'ri'.'i i/rdccd d'une inscription de Tunisie ■- .Mais les indications qu'il donne au sujet des prêtresses de la « (It'rès africaine » attestent que celle-ci était en réalité la Déméter grecque ^ Oiiolqu'on n'eût pas oublié son origine, cette divinité, adorée depuis six siècles en Afrique et peu répandue dans les autres provinces latines de l'Empire, pouvait être ({ualiiiée d'africaine. Elle n'en resta pas moins distincte de la grande déesse punique : une dédicace s'adresse à Caelestis et à Cfres^.

Dans une série de monuments figurés, recueillis en Occident, surtout en Afrique et en Sardaigne, on reconnaît, soit avec certitude, soit avec vraisemblance, Astarté ou Tanit Fené Baal. Ces images, qui se répartissent sur plusieurs siècles, avant et après la chute de Carthage, oiïrent des types très divers.

Parfois, la déesse est nue. Sur une stèle'' et des bijoux" trouvés en Sardaigne. elle se tient debout, les deux mains portées à ses seins, qu'elle presse comme pour en faire jaillir le lait nourricier. Nous n'avons pas à rechercher où ce motif fut inventé et comment il se propagea en Orient. Peut-être, en Sardaigne, a-t-il été copié sur des modèles apportés de Chypre, où il fut en grande faveur^ : statuettes en terre cuite* ou autres

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