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coilTée de la dépouille d'un oiseau de proie. Deux jurandes ailes, attachées à ses hanches, enserrent en se croisant le bas de son corps. Ce n'est pas là le costume ordinaire d'une mortelle. On l'a montrée semblable à celle dont elle était la prêtresse et qu'elle devait remplacer dans certaines cérémonies. La manière dont les ailes sont disposées rappelle des images d'Isis et d'autres divinités égyptiennes'. La dépouille d'oiseau était une coiffure donnée par les Egyptiens à leurs déesses et à leurs reines, qu'ils regardaient comme des déesses. Nous la retrouvons en Phénicie, sur la tête de la maîtresse de Gebal, une Astarté figurée en Lsis-Hathor^.
Le sarcophage de la prêtresse prouve, croyons-nous, que les Carthaginois se sont, eux aussi, inspirés parfois de l'art égyptien, quand ils ont voulu représenter Astarté ou Tanit Pené Baal. C'est peut-être encore la grande déesse phénicienne qui s'offre avec des attributs égyptiens sur un groupe de monnaies dont la plupart présentent des lettres puniques, monnaies antérieures à la chute de Carthage^; sur d'autres, à légendes puniques ou latines, .qui furent frappées plus tard à Cossura (Pantelleria) *.
1. Il y a lieu cependant de se demander si ces ailes sont censées appartenir à la femme représentée, ou si elles ne sont pas la dépouille, vraie ou imitée, d'un grand oiseau dont celte femme aurait enveloppé son corps, de même que la dépouille d'un oiseau couvrait sa tête.