Voir p. GC-ti
5. l'errot, III, p. 425-6, flg. 300-1. Cette statue est très mutilée. Le motif de la divinité sur un trône Oanrjué de sphinx a été importé d'Orient . conf. inj'ra, p. :{(ll, n. 1. — A Carlha^'e, on a recueilli des fragments de figurines en terre fuile, représentant une déesse coiftée d'un bonnet pointu, assise sur un trône : Delatlre, C. r. Acad. Inscr., lOOl, llg. à la p. 589; Boulanger, M Lavùj., Suppl., 1, p. 29-30, pi. V, llg. 2. l'eut-élre sont-ce des images d'Astarté.
t). M. Alaoui, Suppl., p. 107-8, n" 299 et suiv., pi. XCIIl, llg. 1 et 2 (eiilrt; lii-ux sphinx). .Merlin, liull. anhéot. du Comité, 1915, p. CLviii-ix (même obscrvalion). Le même, C. r. Acad. Inscr., 1917, p. 08 (idem). Gsell. Musée de Tébessa, p. 10-17, 82-:i; pi. I, (Ig. 2, et pi. XI, Ug. 8. De Pachlere Musée de Guelma, p. 50. pi. II, flg. 3. Etc.
quelques statues en marbre, en pierre, en argile, représentant une femme, debout ou assise, qui porte un très jeune enfant* : il est permis d'y A'oir des images de Nulrix. Mais nous n'avons pas la preuve que Tanit Pené Baal ait été représentée ainsi à l'époque punique ^.
Les dieux figurés sur les monnaies des cités phéniciennes de l'Occident devaient être ceux que l'on vénérait dans ces villes, qui en étaient les maîtres et les protecteurs. Nous croyons donc que la déesse des monnaies de Carthage est Tanit Pené BaaP : on sait qu'elle est copiée sur des effigies syracusaines*. Des monnaies, qui furent frappées plus tard en d'autres lieux, offrent une tête féminine diadémée^ ou voilée*, ou tout à la fois diadémée et voilée''; ou bien couronnée d'épis, avec ou sans voile ^ couronnée de myrte'; coiffée, comme les Tychés gréco-asiatiques'", d'une couronne tourelée ". Peut-être toutes ces têtes, qui rappellent, de près ou de loin, des types grecs, sont-elles des images d'Astarté, patronne de cent cités diverses. Divinité guerrière, elle a pu quelquefois être coiffée d'un casque. J'ai déjà signalé une déesse lunaire casquée, sur une monnaie
1. Gagnât, Musée dt Lambèse, p. 45, pi. III, flg. 2 (statue debout, en marbre). Gsell. Musée de Téhcssa. p. 83-84, pi. XI, flg. 2 (statue debout, en pierre). Merlin, Le sanctuaire, p. 20-2i, 48-49, pi. IV (statue assise, en terre cuite; la femme allaite l'enfant qu'elle tient sur ses genoux). Voir aussi une stèle d'Henchir Mided : Bull, archéol. du Comité, 1901, p. 330, n" 17.
2. Au sommet d'une stèle de Carthage, on avait cru distinguer l'image d'une femme tenant un poupon; mais il semble bien qu'elle tienne une fleur : CI. S., 194, figure dans le texte et pi. XLVIII du t. I. D'ailleurs, il n'est pas prouvé que ce soit une déesse.