Voir [). 2.")4, u
2. Millier, 11, p. 1.5, u° 30. Déesse casquée, mais sans tour, sur des monnaies de la même ville : ibid., p. 16, n°' 34, 35; p. 20, n° 38. Voir aussi ibid., p. 35 (de Cercina ou de (ier^'is). Image analogue sur des monnaies de la ville phénicienne de Sexi, en Kspagne : A. lleiss, Description générale des monnaies antiques de lEspagne, pi. XLVI. Déesse du type d'.Mliéna sur des monnaies (|ui lurent frappées dans la Sicile punique, àSoloule(B.-V. Head, Hisloria nuniorum, 2" édit., p. 170), à Kryx (ibid., p. 139) et peut-être à Palerme {ibid., p. 102).
3. Elle porte une égide, ornée d'une tôle de Méduse, sur des monnaies frappées à Oea sous l'Kmpire : Muller. Il, p. 10, n"' 34 et 35; l'égide seule sur une autre monnaie d'Oea : ibid., n" 32. — La déesse guerrière qu'adoraient au v° siècle les Libyens riverains du lac Triton (c'est-à-dire de la petite Syrte) et qu'Hérodotinomme Athéna, n'avait peut-être rien de phénicien (conf. Usell, Hérodote, p. 188-9). Mais il n'est pas impossible qu'a l'époque romaine, quehiues .\startés ou Tanils guerrières aient été appelées .Minerva; qu'on ait, par exemple, donné ce nom à une statue de liulla Uegia, pourvue d'ailes, coiflec à la fois d'un casque et d'une couronne tourelée, réunissant ainsi divtîrs attributs de la grande déesse phénicienne : Merlin. Le temple d'Apollon à Bulla Regia, p. 13, pi. IV, 11g. 3, et pi. VII. Ilg. 2 (il ne semble pas qu'il s'agisse ici d'une Athéna- Niké); conf., au même lieu, une statue analogue, mutilée : ibid., p. 10, pi. IV, Ilg. 2. En Grèce, des Athénas phéniciennes, adorées, dit-on, à Corinthe et à ïhébes, étaient peut-être des Astarlés (à supposer qu'elles aient été vraiment d'origine phénicienne). Une inscription bilingue de l'Ile de Chypre (C. I. S., 95) appelle en grec '.\Or,vï une divinité que le texte |)hénicien nomme 'NT. Cette déesse Anat, qui parait avoir été introduite en Syrie par les Hittites, fut bien connue des Egyptiens et représentée par ceux-ci en guerrière. Elle fut adoptée par les Cananéens et les Hébreux, et aussi, comme cette inscription le prouve, par certains Phéniciens. Mais rien n'indique qu'elle ait été importée dans les colonies phéniciennes d'Occident.
4. fiaui est omis aux n°' 404. 4o5, 3248; adôn, aux n" 378 et 9.")4.
5. Uaal Hammon est invoque seul au n* 403. Il n'est pas certain (jue le n° 3244, où Tanit man(|ue également, ait été trouvé & Carthage; il est eu écriture néopunique.
278 MŒURS ET CROYANXES.
est mentionné, seul ou précédant Tanit Pené Baal, sur de nombreuses stèles de Constantine, qui datent du second et du premier siècle avant notre ère'. Il figure seul sur une stèle d'Hadrumète^ et sur des ex-voto de l'époque romaine, à écriture néopunique, trouvés à Dougga ', Maktar ^, Henchir Mided % Sidi Ahmed el Hacheni®, lieux situés dans la Tunisie centrale''; à Guelma, dans l'Est de l'Algérie'; à Oudjel, à l'Ouest de Constantine". A Henchir Medeina, dans la région du Kef, on a exhumé la dédicace, en écriture néopunique, d'un temple qui lui fut consacré; il y est appelé le Seigneur Baal HMN d'Althiburos'" (c'était le nom de la ville antique).
En dehors de l'Afrique, il apparaît sur des inscriptions phéniciennes de Sardaigne", de Sicile*^, de Malte", c'est-à-dire dans des pays qui furent soumis à l'Etat punique. Notons cependant que, dans les deux inscriptions de Malte, l'alphabet est archaïque; on les a attribuées au vi% et même au vu'' siècle *^ Si l'estimation est exacte, ces stèles sont antérieures de plusieurs siècles à celles de Carthage : il serait donc douteux que
1. Berger, Actes du XI" congrès des Orientalistes, IV° section, p. 273-294; coiif. Rép. d'ép. sém., I, 327-340. Chabot, Joarn. asiat., 1917, II, p. 38-79, passim.
2. Euting, Punische Steine, p. 26, n° 9, pi. XXXIII {^= Lidzbarski, Handbuch der nordsem. Epigr., p. 432, n° 3).
3. Carton, Nouv. Arch. des missions, VII, 189G, p. 411, n" 17, et Chabot, C. r. Acad. Inscr., 1916, p. 124. Dussaud, Bull, archéol. du Comité, 1914, p. 44, et Chabot, l. c, p. 121.
4. Berger, Journ. asiat., 1886, 1, p. 333; C. /•. Acad. Inscr., 1890, p. 37. M. Alaoui, p. 62, n"' 656-740, pi. XVIII. Chabot, Journ. asiat., 1916, I, p. 88 el suiv.
f). Rép., I, 177.
6. Ibid., I, .304 et 306, où la mention du dieu n'est pas tout à fait certaine.
7. Voir aussi des stèles tunisiennes, dont la provenance exacte est inconnue : Chabot, Journ. asiat., 1917, I, p. 151-2, n"* 10 et 11.