Voir p
9. Ce (|ui est admis par divers savants : Movers, Maury, Meltzer (Gcschiclilr, I. p. 131), Haudi^sin (Adonh, p. 60, n. 1; p. 226. 2-33, 2.">l, 277, 2S."i) cl. dans une certaiin" mrsure, Audoilent {(Inrlhwji' romaine, p. 3'.(7-S). (lonlra : .Miiiiter, /. r., p. 38 (arguments faibles); iNuldeke, Wesldculsclie ZciUchrift, XIY, 1895, p. 76.
distinguer : la dédicace usuelle à Tanit Pené Baal et à Baal Hammon y a été faite par un homme attaché au temple de Melqart'. Diodore de Sicile^ mentionne à la fois le a Cronos » auquel les Carthaginois immolaient des enfants, et Y « Héraclès » de Tyr. Les Carthaginois offraient aussi des victimes humaines à « Hercule » *, mais cela ne prouve nullement qu'ils l'aient confondu avec « Cronos » : de tels sacrifices pouvaient n'être pas réservés à une seule divinité*. Voudra-t-on supposer qu'en Phénicie, Baal HMN était identique à Melqart, et qu'un dédoublement s'est fait en Afrique, comme ce fut apparemment le cas pour Astarté et Tanit Pené Baal? Mais, entre les deux dieux ainsi formés, il y aurait eu des différences profondes, qu'on ne constate pas entre les déesses. D'ailleurs, je ne crois pas cette hypothèse acceptable. Autant qu'on en peut juger, le dieu de Tyr qui ressemblait le plus au Baal Hammon punique était, non pas Melqart-Héraclès, mais Baal Shamim, identifié par les Grecs avec Zeus.
C'est le nom de Zeus qui précède tous les autres dans la formule du serment d'Hannibal. Au moment de se rendre en Espagne, où il allait relever la fortune de Carthage, Amilcar Barca offrit un sacrifice à Zeus, et ce fut alors, devant l'autel de ce dieu, qu'il fit jurer à son fils aîné de ne jamais être l'ami des Romains '\ Au début de sa grande expédition, Hannibal