Voir infra, p
4. Dans l'tle de Gadès, il y avait, au Nord-Ouest, un sanctuaire de Cronos (p. 290, n. 2) el, au Sud-Ouest, le fameux sanctuaire d'Héraclès, lis élaient certainement consacrés à deux dieux dilTéreuts. Mais je n'affirme pas que le Cronos ait été Baal Hammon. — Le cap Saint-Vincent (au Sud-Ouest du Portugal) portait, selon Éphore, un sanctuaire d'Héraclès (Slrahon, 111, 1, 4); il était consacré à Saturne, selon Festus Aviénus (Ora maritinia, 215-0). M. Toutain (Cultes, \'° partie, III, p. 149) croit qu'Héraclès et Saturne sont ici deux noms du dieu phénicien Melqart. Mais il s'agit peut-être, comme on l'a supposé, de deux dieux distincts, adorés sur deux pointes du ca|); nous ignorons du reste s'ils étaient phéniciens ou indigènes. ~
5. Polyhe, 111, 11, ;j. Voir aussi Cornélius Népos, Hannibal, U, 3 : il qualifie ce Jupiter d'Oplinms Maximus.
rt-riit en song:e des ordres de Jupiter'. Il juit. dit Titc-Live'^, Jupiter à témoin de ses promesses envers ses troupes, avant la bataille du T»'ssin\
Dos Haals phéniciens et syriens ont été assimilés, non à (Ironos-Saturne, mais à Zcus-Jupiter* : ce qu'affirme, entre autres, l'Africain saint Aui:ustin''. Il n'est pas impossible que cette identitication se si»il parfois appliquée à Baal Hammon. Nous croyons qu'il fut assimilé en Afrique à Ammon. Or celuici était pour les Grecs un Zeus. Si, pour les Latins, il devint Inppiter Hammon, avec une aspiration au commencement du mot, ce fut sans doute parce que le nom du Baal carthaginois se prononçait de même®. Le dieu à cornes de bélier adoré dans l'Afrique du Nord a dû être appelé tantôt -4 mwiow, tantôt Baal Hammon, tantôt lupjiiler Hammon. Il se peut donc que, dans le traité d'IIannibal et de Phili|»pe, la présence de Zeus explique l'absence de Oonos.
Cependant Baal Hammon semble avoir été presque toujours identilié avec Cronos-Saturne. Quant à Zeus-Jupiter, il répond peut-être à Baal Shamim, terme qui signifie « le Maître des
1. Ciccron, De divinat., I, 2i, 49 (d'après Silénos, compagnon d'IIannibal). Tite- Livp, XXI. 22. « (conf. Valère-Maxime, I, 7, ext., 1; Silius Ilalicus, III, 1G3). Voir supra, p. 227, n. 3.